Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ladytherapy

Publicité
10 novembre 2004

Ombre au tableau

Quand je me lève au milieu de la nuit pour vomir, ou d'autres choses amusantes de ce type, je me retrouve ensuite invariablement devant mon ordinateur. Voilà le résultat de cette nuit et, franchement, ça donne pas envie d'aller dormir.

Disorder Rating
Paranoid: High
Schizoid: Moderate
Schizotypal: Moderate
Antisocial: High
Borderline: Very High
Histrionic: High
Narcissistic: Moderate
Avoidant: High
Dependent: Very High
Obsessive-Compulsive: Moderate

-- Vous aussi, testez votre santé mentale ! --

Plus drôle, aussi, et qui m'offre quelques pistes quant à la note : Au nom du Père ?

Le test de l'Enfer de Dante : j'ai atteint le Sixième Cercle de l'Enfer - La cité de Dis ! Voici mes scores pour chaque cercle :

Level Score
Purgatory (Repenting Believers) Vry Low
Level 1 - Limbo (Virtuous Non-Believers) Moderate
Level 2 (Lustful) Moderate
Level 3 (Gluttonous) High
Level 4 (Prodigal and Avaricious) High
Level 5 (Wrathful and Gloomy) Moderate
Level 6 - The City of Dis (Heretics) High
Level 7 (Violent) High
Level 8- the Malebolge (Fraudulent, Malicious, Panderers) High
Level 9 - Cocytus (Treacherous) Moderate

Passez le test de l'Enfer de Dante

Je m'ennuie, la nuit...

Publicité
9 novembre 2004

Espèce de sale...

...monellose !

Je suis très malade et je vous prie de m'excuser pour mon absence ces derniers temps. Sans vouloir rentrer dans les détails, j'ai du mal à rester assise longtemps, voyez ? Mais je serai bientôt de retour, et apparemment, avec une nouvelle concernant un changement dans ma vie.

Les pronostics sont ouverts d'ici à ce que je puisse vous le confirmer... d'ici quelques jours je pense.

6 novembre 2004

Soirée de gala !

Je n'arrive pas à dormir. Ok, vous me direz "et alors ? quoi de nouveau ?". Et vous n'aurez pas tort...

Cet après-midi, j'ai eu le malheur de penser à quelque chose qui désormais me hante. C'est que s'il a quelqu'un d'autre... il couche forcément avec. Et aussi ridicule que ça paraisse dans la situation actuelle, cela me fait de la peine. J'ai beau toucher le bout de mon nez et sa nouvelle cicatrice en forme de U (ou de C, après tout...), rien à faire : la pensée d'une autre est insoutenable.

Pourquoi cette idée s'est-elle emparée de moi ? Parce que ce soir est nuit de gala pour l'école de Lord T, et que... allez, on sait ce qui se passe dans ce genre de cas. Non ? Bon, je résume : vous prenez un mec désoeuvré qui n'a pas pu tirer son coup depuis bientôt deux mois (à ma connaissance), qui est convaincu de ne plus croire en l'Amour (comme si tout le monde y croyait dur comme fer après pareille rupture... quoi ? Moi j'y ai cru tout de suite ? Ah non mais c'est pas pareil, je suis une grande utopiste ! Et puis rappelez-vous je n'ai personne d'autre à aimer), qui plus est, qui ne sort ni ne boit jamais, une fête orgiaque comme son école en prépare avec brio et où l'alcool coule à flot, et vous avez un chasseur prêt à se trouver une proie nocturne. Oh, inutile que ça dure plus que la nuit, je le connais : l'essentiel pour lui est que l'illusion soit parfaite. Qu'il s'auto-convainque qu'il est tiré d'affaire. Qu'il ne souffre plus. Qu'il est allé de l'avant.

Donc bien-sûr, l'idée s'est insinuée en moi, et ne me quitte plus. Voilà, merci, si c'est le seul genre de chose qui rester avec moi, je m'en passerais !

Je suis bonne joueuse, allez ! Je prends les devants. Je dis à Lord T : écoute, tu es chez toi aussi, si jamais ce soir tu veux ramener quelqu'un, ma porte sera fermée, je serai douchée de bonne heure, je ne verrai rien, soyez juste un peu discrets, d'accord ? Et si tu rentres seul ou que tu te prends un râteau, je serai là avec les épisodes d'ALIAS que tu as manqués...

Bien-sûr, j'uarais pu me taire. Des fois qu'il n'y ait pas encore pensé, voilà chose faite. Mais j'ai trouvé que c'était plus correct de poser la chose maintenant. Je n'aime pas l'idée qu'il se cache (ça dénoterai de pensée plutôt malsaines non ?), j'aime encore moins l'idée de lui sautant n'importe quelle gonzesse dans un recoin sombre ou à l'arrière d'une bagnole (je les connais, lui et ses regrets...), et je crois que tant qu'à ce que cela se passe, autant que je puisse en faire le deuil illico presto. Et puis, quoi ? Je ne suis pas mauvaise, s'il passe un bon moment autant qeu ce soit en de bonnes conditions, chez lui, dans des draps (à peu près) propres, avec ce qu'il faut où il faut.

Enfin, non, des préservatifs, yen a plus. Je les ai tous récupérés. Quoi ? Oui, bien-sûr qu'il y a une autre raison que le fait que je sois complètement déglinguée ! C'est que... ce sont les derniers. Ah je ne sais pas comment vous expliquer ça, j'ai ressenti le besoin impérieux de mettre la main dessus et de les garder pour moi. Pour me souvenir. Ce peut paraître un peu bizarre mais la dernière fois ça avait très bien marché, pour Gingerbear. Je les ai gardés dans un coin, sans y toucher, juste de les savoir là, et puis quelques temps plus tard je les ai ressortis à une autre occasion, et j'ai su comme ça que le deuil était fait. Et comme je riais de voir la date de péremption dépassée, ça m'a fait du bien et j'ai su que j'allais respirer à nouveau. Allez comprendre.

Après tout, si mes précédentes dépressions m'ont bien appris quelque chose, c'est qu'aussi bizarre ou anodin que ça paraisse, c'est par là que passe la guérison. Je fias mes provisions pour quand je pourrai guérir.

Me voilà donc, encore éveillée, à guetter le bruit dans l'entrée. Cet aspect-là, en effet, ne m'apporte pas grand'chose de positif. Mais, bon, il faudra de toutes façons passser par là, savoir qu'une autre le touche, ou le touchera, dans avenir proche, surtout le ocnnaissant, et que plus tôt je saurai vivre avec ça, plus tôt je n'aurai plus besoin de l'accepter.

Et puis, je ne sais pas, j'ai aussi eu la sensation qu'il fallait que ce soit dit, notamment la partie "et moi je serai là". C'était nécessaire quelque part au fond de moi et un jour je comprendrai sans doute pourquoi. Peut-être parce que je veux qu'il garde à l'esprit que je resterai telle que j'ai toujours été, fidèle à mes convictions quoi qu'il en pense, et puis aussi, c'est très possible, afin d'avoir l'impression d'avoir le beau rôle. De temps en temps, il faut aussi que je pense du bien de moi et de mes actions. C'est comme ça, voilà tout. Je sens cela comme nécessaire. Lui réaffirmer que je ne laisse pas tomber, que je suis là s'il a besoin d'une copine avec qui rigoler devant ALIAS ou autre, ça me rassure sur l'état de mon coeur. Je ne suis pas fermée. Je ne suis pas aigrie. Je suis juste blessée. Mais pas morte. Quelque chose en moi vit encore, qui est capable d'être bon et aimant. Voilà aussi, ce que tout cela voulait dire.

J'ai l'impression, à travers cette douleur, de faire d'extraordinaires progrès.


PS : Rédigé en écoutant Faults feat. Toni Halliday - Acid Android. Vous pouvez télécharger gratuitement le clip de cette chanson sur mon site Teruki Paradise, rubrique "Divers Jpop", et n'oubliez pas de suivre le Mode d'Emploi pour bien comprendre comment procéder... Voyez, chuis pas comme ça.

4 novembre 2004

Comme quoi je suis pas fâchée...

...puisque je vous propose même de tester vos connaissances sur mon blog. Si ça, c'est pas une preuve de bonne volonté vis-à-vis de ce blog, eh bah... donnez-moi d'autres idées !

>> Essayer le test ou accéder aux scores

Et merci à Shivaan Keldon pour m'avoir fait aimer le sien !

4 novembre 2004

Réconciliation ?

Suis-je réconcilée avec mon blog ? Pas encore.

Depuis vendredi dernier, j'étais ulcérée par le message de crash aware. Pourquoi ?

D'abord parce que je ne m'étais pas du tout préparée à ce que ma parole soit remise en question en rédigeant ce blog. J'étais parfaitement consciente que des gens ne seraient pas d'accord avec mes choix ou mes opinions, mais pas qu'on puisse douter de la véracité de ce que j'y dis. J'avoue que je ne verrais pas l'utilité de mentir dans ce blog, je n'ai strictement rien à y gagner. Et ça ne m'a pour ainsi dire même pas effleurée, le but de ce blog n'est pas d'entretenir un public mais bien de pouvoir écrire et me décharger du poids qui me pèse. C'est ce qu'il m'avait semblé expliquer dans le premier post dudit blog. D'autant que n'ayant personne à qui me confier au quotidien, ce blog est le dernier rempart entre le mensonge et la sincérité.

Deuxièmement, pendant environ les 16 premières années de ma vie, on m'a toujours dit que je faisais toute une histoire de pas grand'chose simplementp arce que je n'avais pas la possiblité de prendre autant de recul que les adultes qui m'entouraient, et de mettre de la distance entre les évènements et mes sentiments. Pendant des années, et je soupçonne que cela soit encore vrai, mes parents ont pensé qu'il n'y avait rien de bien terrible dans ce qui s'était passé, et chaque fois que j'ai amené le sujet, on m'a dit que j'exagérais. Je ne sais pas de quelle façon il me faudra expliquer que les 16 années les plus formatrice de ma vie ont été passées à me détester, et autoriser tout le monde à me déprécier. Ca m'a fait tellement de mal toutes ces années, et il faut croire que c'est encore le cas aujourd'hui.

Mais j'ai envie de ne pas abandonner ce blog, je veux le poursuivre parce que c'est vraiment trop dommage, en un mois seulement, de penser que j'en ai fait le tour. Je me suis fait quelques contacts intéressants, et ai découvert une communauté dont il y a un mois à peine j'ignorais tout, et je n'ai pas fini de l'explorer. Je n'ai pas fini de comprendre ce qu'Internet peut m'apporter.

Et surtout, j'ai noté en mon 'absence' que pas mal de monde avait réagi (ma soeur, en particulier, Rei, qui a posté tout au long de mes notes et s'est apparemment tapé quelques heures de lecture ! Tiens, Rei, dis-moi : est-ce que j'ai jamais menti ?) ce qui m'a mis un peu de beaume au coeur ?

Réconciliée, moi ? Pas tout à fait mais, voyez, j'y travaille...

Publicité
29 octobre 2004

Trop propre

Je rentre du travail ce soir et je trouve la maison nickel. Vous voulez que je vous dise ? C'est trop propre. Jamais de sa vie ce type n'a fait son lit et là il serait presque au carré. Il a même fait le mien. Tout ce qu'il rechigne à faire a été exécuté pour la seule fois que je ne suis pas à la maison. Je suis la seule à trouver ça suspect ? Pour quelqu'un qui avait promis de me dire si jamais il aviat quelqu'un, je trouve ça assez ironique. Presque mesquin. Limite mensonger. J'ai honte de tenir à cet homme.

29 octobre 2004

Il vous plaît mon bureau ?

De là où vous êtes, vous me voyez dans mon bureau. Ok d'accord, "mon", c'est beaucoup dire : celui que je vais occuper pendant deux semaines. Je dois dire que je suis mitigée sur ce poste : à part la paie, rien ne m'y captive. Je suppose que je peux m'estimer être comme tout le monde sur ce point, non ?

J'ai grandi dans une famille où on m'a répété qu'on ne faisait jamais ce qu'on veut dans la vie, où l'on n'exerçait pas le travail que l'on aurait souhaité, et où très jeune j'ai été instruite sur la façon de s'accomoder d'un travail peu réjouissant, plutôt que sur la façon d'en décrocher un qui nous plaise, et où, enfin, le mot travail était éminemment proche du mot corvée : ce n'était pas vraiment une valeur positive, juste nécessaire, et incontournable. J'ai tendance à oublier que certains aiment le métier qu'ils pratiquent. Passionnément, même. En fait à la réflexion, la plupart des gens avec qui j'ai travaillé étaient passionnés par leur métier : Muriel (à qui je suis bien incapable, et depuis des années, de faire l'affront de trouver un surnom), MCG, le Sarf, etc... mes supérieurs ont toujours été des gens amourrachés de leur travail. Un bien meilleur exemple que mes parents, en réalité.

Mon père change très régulièrement de poste : il n'arrive jamais ni à se faire apprécier de ses collègues et supérieurs, ni à se faire au travail qu'on lui demande. De toutes façons il hait sa profession. Mais je suis sûre que, quelque part, de par le monde, un homme aime exercer son métier de flic, non ? Pas un seul ? Bon. Peut-être, après tout.

Est-ce que j'aime mon métier ? Certes pas. Aucune chance, quand on pense que je ne l'ai pas choisi. Que le fait même de l'exercer est un puissant aveu d'échec : chaque jour passé dans la peau d'une assistante me rappelle à quel point mes projets étaient ailleurs. A une époque, j'avais l'audace de formuler des rêves et même des projets pour ma carrière. Quelle ironie, quand j'y pense. Ce que j'aurais voulu faire ? Aujourd'hui c'est plutôt flou, finalement, sans doute parce que j'ai soigneusement évité de me souvenir de toutes ces choses que je ne pourrais jamais faire. Ca vaut tout de même mieux que de se gonfler d'amertume, non ? Je voulais étudier une centaine de langues étrangères (et chaque année, une nouvelle vient encore s'ajouter à la liste des "quand je serai grande j'apprendrai à parler..."), et surtout : écrire. Ecrire et produire des choses qui viennent de moi. Pas appliquer des méthodes, pas suivre des procédures, encore moins écrire des courriers insipides où nul n'est besoin de savoir écrire, il suffit de savoir tenir un stylo. C'est tellement dommage, cette profession, après tout : on vous demande de grandes qualités qui jamais ne sont mises à profit : capacité de rédaction, initiative, talents d'adaptation, etc... Tout cela pour rédiger des lettres-types, c'est trop triste. Répondre au téléphone avec une voix d'hôtesse de l'air, et répéter les mêmes phrases, sans même avoir une opportunité, une seule, d'échanger un vrai sourire sincère.

Je mens. Une fois, au téléphone, il y a bien longtemps de cela, peut-être deux ans, un homme a appelé pour parler à une personne qui n'était pas là. Charmant, mon interlocuteur (qui n'a pas laissé de nom et je le regrette) n'a pas raccroché pour si peu, et a taillé le bout de gras cinq minutes avec moi : pas pour me draguer, uniquement parce qu'il a dit que j'avais une belle voix et qu'elle donnait envie de discuter. On a un peu plaisanté, il m'a expliqué son travail, pourquoi il appelait alors qu'il savait que l'autre n'était pas là (pour rassurer son chef), et puis au bout de quelques minutes on a raccroché et je me suis dit que, pour une fois, mon métier était humain.

Ce métier je ne l'ai pas choisi, tout d'abord parce que je n'ai pas choisi mes études. En fait du plus loin que je remonte, je n'ai rien choisi de mon orientation (ce fichu mot qui a commencé à me faire trembler dés mon entrée en 6e... tout ça pour rien) : ma première langue vivante (imposée sous le prétexte qu'il y avait plus de monde pour m'aider, résultat mon allemand je l'ai quand même fait toute seule), ma seconde langue (qui découlait directement du choix de la première, puisque, disaient mes parents "l'anglais c'est obligatoire si tu veux travailler"), mon redoublement (ils m'ont donné un mois de réflexion, mais ma conclusion ne leur a pas plu, j'ai dit "non", ils ont dit "alors oui"), ma dominante au lycée (en même temps, vu mes notes, le choix était tout fait : c'était littéraire ou pas du tout bachotière). Ma crise d'adolescence sur ce point s'est bornée à choisir d'aller en fac d'anglais, manque de chance des ennuis personnels (et le fait qu'une crevette d'eau douce aurait aussi bien pu suivre les cours) m'ont fait abandonner en cours de route. Résultat des courses, mes parents m'ont dit de travailler. Je ne voulais pas m'en tenir au Bac, j'ai cherché à toutes forces une formation rémunérée, et me voilà dans la première qui m'a acceptée. Trois ans plus tard, le fameux diplôme en poche, ma vie n'est pas meilleure, mais qu'importe.

Je perpétue une longue tradition familiale...

26 octobre 2004

Profession de foi

Je reviens d'un entretien pour un boulot, et je m'aperçois qu'il y a quelque chose de boiteux dans ma démarche de recherche d'emploi. Depuis un an que je cherche du travail, ma façon de procéder a grandement changé. Et surtout : mes critères.

Alors qu'auparavant je n'étais pas prête à faire tout et n'importe quoi, accepter tout et n'importe quoi, etc... Aujourd'hui je feins mes questions. "Quelle est l'organisation", "quels sont les outils logisitiques", "quelle rémunération" ? Sans rire, je m'en fiche les mecs, prenez-moi et puis c'est tout ! Payez-moi le minimum, donnez-moi un boulot un ingrat, ce que vous voulez mais payez et moi et donnez-moi un boulot !

Tout ce que j'ai à dire c'est : regardez dans les yeux mon envie de travailler, regardez c'est ce que je veux, c'est ce que je sais faire, j'y suis bonne, compétente, extraordinaire ! C'est moi celle qu'il vous faut même si c'est 20 fois plus inintéressant que le plus initéressant des boulots que j'ai fait ! Embarquez-moi, et hop !

Tout ce qui compte c'est que je me tire d'ici.

23 octobre 2004

On n'a que ce qu'on mérite

Si quelqu'un a déjà ressenti cela dans l'assistance, qu'il se lève et me dise comment il en est venu à bout. J'ai l'impression que le moindre petit os en moi est brisé. Je n'arrive même pas à respirer. Sur ce coup-là, ma vie me fait trop mal, je ne peux plus.

Ouais, ouais, je sais : pas bien. Mais sérieusement, j'ai quelle autre alternative ? Je ne cesse d'y penser depuis hier. J'avais juré de ne pas remettre les pieds chez mes parents, quoi qu'il m'en coûte. J'avais juré de ne pas laisser tomber Lord T. J'avais juré que je ne laisserai pas la personne la plus importante de ma vie disparaître comme ça. Et pourtant, me voilà à fuir ce que j'aime et retourner auprès de ceux qui m'ont fait mal si longtemps (et qui ne s'en rendent même pas compte). Ok, la décision n'est quà moitié prise et je n'ai rien fiat en ce sens, mais j'en suis à un stade où je ne vois rien d'autre. Un peu obsédée par cette idée, finalement, de retourner chez mes parents et de nous faire un remake de la petite maison dans la prairie. Tout en sachant pertinnement que même si je repartais là-bas, ça ne se passerait pas comme ça.

A ce niveau de ma réflexion, je sens poindre la question du mérite. Gravée en moi, pyroimprimée à même mon cortex, j'imagine, la notion qu'on a ce que l'on mérite (et qui accompagne bien souvent le discours des gens qui tentent de vous rabaisser, il est vrai). Peut-être bien que je ne mérite que cela. Que mes parents me mettent à terre, que je ne sache pas m'en relever suffisamment pour épargner celui que j'aime, et qu'à son tour il me brutalise verbalement (et hier un bon bourre-pif), peut-être que tout cela n'est pas dû au hasard, à la malchance. Ce serait quand même bizarre que les pires maux de cette hémisphère s'abattent sur moi comme ça. Il y a forcément une raison.

Quand le monde n'a plus de sens, il paraît quelque part logique d'imaginer que c'est de ma faute. La voix qui dit en moi que je n'ai rien fait de mal est à peine audible. C'est, après tout, ce que pensent les gens qui se déresponsabilisent de leurs méfaits. Peut-être que dans le fond, je ne suis pas une personne bien, quoi que j'en dise. Peut-être qu'après tout, j'ai mérité ce qui m'arrive depuis près de 23 ans maintenant. C'est trop facile d'attribuer ça à la malchance, vous ne trouvez pas ?

23 octobre 2004

Tout va bien : ça va mal

Cela fait deux coups de fils avec ma mère. La connaissant, elle n'a pu s'empêcher de se dépêcher d'aller tout raconter à mon père. Le ton de la confidence ? Connaît pas.

Voyons voir, à quoi peut bien ressembler la conversation de quelqu'un qui va raconter à mon père que je vais revenir ? J'imagine en tous cas la prmière phrase, qui se veut rassurante sur l'avenir : "Tout va bien : ça va mal".

Eh oui, tant que ça va mal pour moi, ils peuvent espérer que je revienne. Que je m'excuse. Mais alors que ce soit clair tout de suite : revenir, bon, j'y pense. Mais m'excuser, complètement hors de propos. Non seulement je ne m'excuserai pas d'être qui je suis, mais je ne m'excuserai pas d'avoir faits mes choix. Ce serait pas un peu hypocrite de leur part, de toutes façons ? Depuis ma plus tendre enfance, ils me répètent d'être adulte et d'assumer la conséquence de mes actes. Pas d'bol : voilà que je le fais.

Ok, ça va mal pour moi. On a définitivement atteint le stade de non-retour avec Lord T. Une plaie sur le nez, lequel a saigné une bonne heure et demie, je crois qu'on peut dire que j'ai donné sur ce coup-là (sic). Je n'ai pas quitté mes parents pour vivre ça avec un autre. Joker a raison : Lord T m'inflige pareil que mon père. Nom de Dieu, quand même, depuis juin pour réaliser ça ! Je m'ferais presque pitié. Ok, l'Amour est aveugle. J'en ai mis du temps à ne plus l'aimer. Mais ya rien de tel qu'une bonne torgnole pour vous rappeler au bon sens.

J'aurais tenté. Vous êtes témoins ? J'aurais tenté pas vrai ? J'ai essayé de parler, j'ai essayer de négocier, j'ai essayé de comprendre. J'ai donné, n'est-ce pas ? Est-ce que je me suis bien comportée ? Est-ce que j'aurais pu faire plus ? A vous de me le confirmer, ou pas. Lisez le blog, jugez sur pièces, certes chaque minute de mon quotidien n'est pas répertoriée ici, mais vous avez un aperçu de ma personnalité et de mes tentatives.

Je regrette de partir. Je n'ai pas envie d'abandonner. Ce n'est tout simplement pas moi, d'abondonner sur l'important. Mais il ne changera pas : il veut vivre en nombriliste et ne pas tenter de s'améliorer. Ah vous savez, je pardonne beaucoup, surtout à celui-là, mais ne pas vouloir être une personne meilleure ne m'inspire pas la moindre indulgence.

Et puis quoi ? Parfois il faut laisser les gens dans leur merde. Parfois il faut admettre qu'on est impuissant. Certes, j'ai horreur de ça. Bon. Je voudrais penser que sur les plan des affaires humaines, mon coeur est suffisamment grand pour venir à bout des problèmes. Soit, j'ai eu tort. Ou bien j'ai misé sur le mauvais cheval. Ca arrive. A 22 ans je peux encore avoir l'excuse d'être dans mes jeunes années. Au moins sur le papier disons.

Résumé des faits de ce soir. Je tente de dialoguer pendant près d'une heure, il m'assène un sournois "j'ai pas envie de faire d'efforts parce qeu tu m'es indifférente, c'est faire trop juste pour toi", je lui dis "s'il te plaît ne laisse pas tomber", il me balance encore une horreur et là, vlan ! Je le giffle du bout des doigts mais avec colère. Là je ne sais pas ce qu'il a fait mais ce dont je me souviens ensuite, c'est d'avoir le nez en sang, lui me maintenant les bras en me les tordant, et moi, réflexe de survie appris chez mes parents, le pied sur sa gorge. Roccambolesque, hein ? Si ça, ça me rappelle pas mon père, chais pas ce qu'il me faut. Il y a quelques mois à peine, je le croyais bon, pacifique, attaché à ne pas nuire. Je n'aurais jamais pensé vivre une scène d'une telle violence avec lui. Qu'on en soit arrivé là m'horripile. Il m'avait promis qu'il ne me ferait jamais de mal. Qu'il ne serait jamais comme mon père. Je comprends mieux qu'il déteste faire des promesses : il ne sait pas les tenir. Et comme mon tendre géniteur, ment effrontément quand on tente de les lui rappeler. Si seulement j'étais sûre de ne plus jamais me faire avoir. Mais la preuve, c'est que non.

Alors tant qu'à vivre ces scènes, autant que ce soit avec mon partenaire habituel : mon père. Lui et moi on est quand même 'achement plus rôdés. Avec un peu de chance, il aura lui-même suffisamment vieilli et mûri pour ne pas céder à ses pulsions, et donc ne pas tenter les miennes. Et avec encore plus de chance, limite un miracle, l'éloignement nous sera salvateur, à Lord T et à moi. Il faudra survivre à tout cela, la distance le permettra peut-être.

J'aurais voulu ne pas faire marche arrière. J'aurais voulu ne pas baisser les bras. Mais il est temps de mettre mon orgueil en berne et d'admettre que cette fois, je ne gagnerai pas. Et à mon avis, c'est perdu pour de bon, bien que ça me brise le coeur.

Nan, je mens effrontément. Je ne veux pas partir. Je ne veux pas lui donner une chance d'apprécier la vie sans moi même si je sais pertinemment que c'est ce qui arrivera. Je ne veux pas partir parce qu'il ne me demandera jamais de revenir dans sa vie. Il se dira "tant pis" et passera à autre chose. Il a fait comme cela pour tout le monde. Moi plus que les autres. Il ne cherchera pas à guérir, il cherchera à oublier. Et je sais qu'il en a la capacité. Oui, dans ma tête, la préoccupation vis à vis de lui, c'est comment soigner le mal, pas comment le fuir. C'est une telle douleur cette situation, mais je ne veux pas pour autant l'erradiquer de ma vie. Non, surtout pas. J'ai vécu les années formatrices de ma vie avec lui, nous nous sommes construits côte à côte, non, je refuse de laisser tomber par fénéantise, parce que c'est dur, parce qu'il est quelqu'un de si différent de par son fonctionnement. Je refuse de m'avouer vaincue. Je voudrais avoir une garantie que c'est un pas en arrière pour deux en avant. Je voudrais être sure que si je m'éloigne, il permettra que ce ne soit que temporaire. Mais tout tend à prouver le contraire, n'est-ce pas ? On a commis l'irréparable, on en est venus au mains. Jamais plus je ne retrouverai mon Lord T, n'est-ce pas ? C'est ça la vérité vu de derrière vos yeux, pas vrai ?

Chez mes parents, ce sera tout aussi immonde. Parce que je n'aurai plus de contact qu'avec eux. Nan, je ne veux pas ça. Je ne veux pas, en plus de perdre l'homme que j'aime, l'homme avec qui je songe toujours à faire ma vie (malgré les délires aux odeurs de bière d'un certain Tibou, je ne songe à passer mon existence qu'avec Lord T), je ne veux pas être coupée du monde comme je l'ai été pendant au moins les 16 premières années de ma vie. Vous vous rendez compte ? Je m'apprête à faire de même que ma mère : sacrifier sur l'autel du confort, ma sérénité et ma dignité.

Pitié, que feriez-vous ?

Publicité
<< < 10 20 21 22 23 24 25 26 > >>