ladytherapy

Tout savoir sur ladyteruki, y compris ce qu'elle même ignore...

21 août 2012

Where have you been ?

Cela fait un peu moins de deux ans que j'ai l'impression de devenir... féministe.

Ah, tout de suite les grands mots ! Ca sonnerait presque comme un aveu de culpabilité. Ne se proclame féministe que la chienne de garde enragée ne craignant pas la caricature. Les autres femmes n'ont pas intérêt à être féministes. Féministe, c'est quelque chose qu'il faut savoir assumer ! Personne ne vous le dit mais c'est toujours dans l'air ambiant.
Alors du coup, je ne sais pas trop. Je ne sais pas si je le deviens. Et je ne sais pas si je suis supposée le devenir. Suis-je sur la mauvaise pente ?

Il y a quelques semaines, sur Facebook, l'une de mes amies a posté une image à vocation humoristique comme il y en a tant ; mais à celle-là, l'un de ses contacts a immédiatement répliqué, demandant si elle devenait féministe (le statut ayant depuis été effacé, je ne peux reprendre les termes employés exacts). Mon amie de se défendre : "Pas du tout, mais c'est drôle et pas totalement faux...". Bah pourtant ça m'a l'air féministe, non ? Pourquoi s'en défendre alors que c'est clairement le but de ce dessin ? Il n'y a aucune honte à être féministe.

L'image incriminée. Mais ! Elle peut pas être féministe : elle est bleue !

Peut-être que le problème vient du fait que la définition du mot "féminisme" n'en finit plus de glisser. Au point que moi-même, j'en viendrais presque à douter de son sens, bien qu'on puisse supposer que je sois un tantinet concernée.
Alors reprenons depuis le début et voyons ce qu'en dit l'Académie française.

FÉMINISME n. m. XIXe siècle. Formé sur le radical du latin femina, « femme ». Mouvement revendicatif ayant pour objet la reconnaissance ou l'extension des droits de la femme dans la société.

Ah. Il s'agit donc d'un mouvement basé sur les droits. Ça n'a l'air de rien mais ça me semble important. Le féminisme n'est pas une question de relation dominant/dominé : il s'agit simplement de veiller à ce que ses droits soient reconnus. C'est l'Académie française qui le dit.
La question de l'extension est déjà plus compliquée à appréhender, ou en tous cas, est ouverte aux interprétations (quels malins, ces Académiciens, ils ne se sont pas mouillés et nous laissent nous dépêtrer avec les concepts !).  Je suppose que chacun peut y trouver le sens qu'il souhaite, donc, mais je le comprends comme la nécessité de faire avancer les droits de la femme, dans le même sens qu'on pourrait fait avancer, par exemple, les droits des salariés : cela ne revient pas à di