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Tout savoir sur ladyteruki, y compris ce qu'elle même ignore...

19 novembre 2007

Désintox

Le sevrage est rude mais comme il est m'est infligé brutalement (en dépit de certains efforts de ma part pour laisser la porte ouverte à la discussion), il va certainement être plus rapide à terme. En une semaine je me dis que j'ai quand même bien progressé, je suis sur la bonne voie pour guérir au plus vite de tout ça. D'accord, je suis en train de me refermer comme une huître, d'accord, je vais devenir distante avec tout le monde, d'accord, le prochain mec qui voudra s'y essayer va en chier parce que je vais être encore plus blindée, mais dans tous les cas c'est mieux que pleurer sur mon sort pendant des mois. Je l'ai dit, je veux pas en repasser par là.

Maintenant que je n'ai (presque) plus que ça à faire, j'emploie beaucoup de mes forces dans ce processus. Je me dis que j'ai une fenêtre de deux semaines environ pour me débarrasser définitivement de tout sentiment envers lui, et que lorsque mon nouveau travail commencera (et ç'a intérêt à se faire comme je le veux parce que sinon je ne réponds plus de moi), je me le serai ôté de la tête et je commencerai une nouvelle phase de ma vie, épurée d'un tas de douleurs et de doutes, et que je pourrai me tourner vers l'avenir, pour une fois. Ca ne peut que me faire le plus grand bien d'avoir un avenir. Ca me changera.

Après tout si lui peut m'ignorer si facilement et sans regret, il faut que j'en sois capable aussi, et il n'y a pas de raison pour que je n'aie pas cette capacité. M'expulser de sa vie semble facile, donc la réciproque doit nécessairement l'être aussi. C'est ce que je me répète. C'est juste une question de volonté. Si je veux vraiment ne pas souffrir longtemps, ne pas attendre d'email ou de coup de fil comme une ado désespérée à laquelle je me fais encore trop penser, si je veux pouvoir être libérée de ma colère aussi, si je veux ne plus me sentir abandonnée et trahie, alors il ne dépend que de moi d'accélérer le mouvement et faire mon maximum pour, à mon tour, le sortir de ma vie. Et de mon coeur dans la mesure du possible.

Evidemment, pour le moment ça mouline encore un peu là-haut. Bah oui, passer son temps à chercher à oublier quelqu'un, c'est quand même encore penser à lui. Mais ça fait partie du processus et ce n'est qu'une question de temps. Je me le suis promis.
A quoi je cogite depuis une semaine ? J'essaye de comprendre pourquoi j'ai tenté d'être toujours la plus claire possible sur mes intentions, mais pourquoi j'ai aussi accepté d'essayer de comprendre, deviner et anticiper ce qu'il voulait, au risque de mal interpréter ou ne pas déchiffrer tout ce qui lui semblait implicitement évident. Il est clair que je n'aurais jamais du accepter un tel fonctionnement dans notre relation, qui ne pouvait que m'induire à me compliquer la vie et accessoirement, à des erreurs d'interprétation qui se sont avérées catastrophiques. J'aurais dû exiger de la clarté moi aussi. J'aurais dû exiger exactement ce que je donnais. Mais encore une fois j'ai cherché à être compréhensive. Je me hais quand je suis comme ça, vous pouvez pas vous imaginer.
Quand je pense que ça faisait des mois qu'il me disait qu'il voulait son propre appart ("mon chez moi"), et qu'en fait ça voulait dire qu'il voulait s'éloigner et prendre du recul sur nous, je me dis que je me suis encore une fois faite piéger (moitié par lui, moitié par moi). Il lui a suffit de prendre un air penaud et de déclarer qu'il était immature pour que je le prenne en pitié et que je fasse la démarche d'analyser toujours ce qu'il faisait et disait, et ainsi il n'a plus jamais eu à se donner le mal de communiquer clairement ce qu'il voulait. Pourquoi j'ai refait exactement cette erreur, ça je voudrais encore bien comprendre. Concrètement, du jour où il m'a dit qu'il voulait son "indépendance", on ne vivait déjà plus la même relation. Pas parce que je voulais absolument qu'on vive ensemble (ça m'aurait bien plu mais c'était pas absolument indispensable dans l'immédiat) mais bien parce qu'à ce moment-là, visiblement, ça voulait dire qu'il voulait prendre de la distance d'avec moi, géographique mais surtout affective. Ca lui semblait évident, mais pas assez pour le formuler ; c'est pas la peine de le lui reprocher, c'est un mec, les mecs n'ont jamais les couilles de dire ce qu'ils pensent, un mec clair sur ses intentions ça n'existe pas. Non je crois que j'en suis à un point où je me reproche surtout d'avoir accepté d'entrer dans sa tête pour son confort, ainsi que d'avoir cru en une relation qui n'existait déjà plus.
Mais ça me passera, c'est une question de volonté, je le répète.

Déjà tout ça porte sur le passé. Pas sur un éventuel futur.
Certes il y a mes régulières démarches pour ne pas être hostile et rester ouverte à des contacts ultérieurs (autant pour lui montrer mes intentions que pour ne pas me laisser gagner par la rancoeur ; je suis bien consciente que du jour où je vais m'autoriser à me laisser gagner par la rancune je deviendrai aigrie, et ça non merci), mais je ne nourris aucun espoir et je sais que c'est définitivement fini. S'il y avait une quelconque espoir, lui aussi aurait fait un geste en mon sens. Or il a opté pour le silence radio, ne rien chercher à arranger, donc autant en faire mon deuil vite fait. Il n'y a pas de futur possible. Ni amical ni rien. Plus jamais. Autant m'y faire. Je sais très bien que lorsqu'on a perdu l'amour de quelqu'un, on ne peut jamais plus y faire quoi que ce soit, et surtout si c'est un homme, parce qu'ils ne font jamais aucun effort de réconciliation.

J'ai passé le reste de mon week end à me prendre la tête sur des CMS clé en main. C'était pas tellement que j'avais envie de tout recommencer à zéro, ni même que je voulais expérimenter Joomla! au cas où j'obtienne cet autre poste où il est utilisé (les deux excuses seraient parfaitement valable mais ce serait pas honnête de dire qu'elles en sont la raison), en fait c'était surtout dicté par la volonté d'essayer d'aller de l'avant par moi-même.
Parce qu'il le faudra bien et qu'il ne veut visiblement plus rien avoir à faire avec moi, il faut que j'élimine tous les aspects de ma vie où il intervenait. Sinon c'est la porte ouverte à tous les regrets et à des salves régulières de larmes dues au manque. C'est pas la peine d'y penser, je veux pas en repasser par là.

Il voulait qu'on s'éloigne ? Je m'en vais à grands pas. Ca fait mal pour le moment, mais c'est normal, dans toute désintox, la première période d'abstinence est la plus dure.

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13 novembre 2007

Sans conséquence

Concrètement : il voulait faire un break mais pas me quitter. Il voulait faire un break mais que je le prenne bien. Il voulait qu'on n'arrête pas de se voir mais s'éloigner de plusieurs centaines de kilomètres. En fait il voulait tout.

Il voulait me faire du mal et que je le prenne avec le sourire.
Il voulait me quitter et que je ne lui en veuille pas.
Il voulait s'en aller et pouvoir revenir quand il voulait.

On ne met pas les gens en pause comme on met en route un écran de veille. On ne peut pas s'attendre à traiter les gens comme quantité négligeable et qu'ils apprécient ! Me laisser sur le bord de la route en espérant que je serai toujours accueillante, faire passer ses désirs avant les miens et espérer une compréhension pleine et entière de ma part... il a vraiment cru à ça ? N'est-ce pas d'un égoïsme cinglant que de me demander une chose pareille ? Encore, me le demander quand ça n'était pas si sérieux, bon allez, qui s'en soucie... mais me le demander à présent ! Sachant pertinemment ce que moi j'attends de l'avenir ! Et par-dessus le marché laisser la porte ouverte à tout revirement de situation, parce que c'est plus confortable pour lui, et espérer que je sois là quoi qu'il décide... Comment peut-on demander ça à quelqu'un qu'on dit, sinon aimer, au moins respecter ?

Il voudrait ne pas fermer la porte mais il ne m'englobe dans aucun de ses projets ! L'avez-vous entendu me dire que je pourrais m'installer dans la même région que lui s'il reste là-bas ? L'avez-vous entendu dire qu'il reviendrait vivre à moins de 100 km de chez moi à un moment ? Non, ni moi non plus. Et la raison en est simple : il veut à la fois tout et rien. Et là il a surtout rien.

C'est difficile de faire des choix, hein ? Etre seul c'est être seul, on ne peut pas être seul et être accompagné en même temps. On ne peut pas attendre de l'autre de l'abnégation quand on ne tient aucun compte de l'autre en question. J'étais sensée comprendre son besoin d'indépendance, d'éloignement, ne rien lui reprocher, tout lui passer et simplement attendre son bon vouloir qui peut-être ne viendrait jamais... Et moi, là-dedans ?

Quand mes désirs à moi sont-ils satisfaits ?
Quand est-ce que je peux ne pas vivre dans l'attente ?

Il voulait une rupture sans avoir à le dire. C'est dommage, j'ai eu plus de couilles que lui. Juste une fois je voudrais être avec un homme qui a plus de couilles que moi.

Juste une fois je voudrais pouvoir en voir : un homme de la race de ceux qui savent se prendre en main, qui savent ce qu'ils veulent et font ce qu'il faut pour l'obtenir, qui assument leurs sentiments, qui savent prendre des décisions et faire des projets, qui sont clairs avec eux-mêmes pour commencer, qui n'entretiennent pas le flou artistique de la soi-disant immaturité si pratique et confortable. Un homme, quoi. Juste une fois, en voir un de mes yeux !

Je vais en chier, mais vraiment en chier, je le sais. Je vais pas dire que c'est la pire séparation, mais c'est certainement celle qui s'accompagne du plus de déception et d'un immense sentiment de trahison, parce que j'ai fini par croire qu'il était différent, parce que l'espoir que j'avais perdu avant de le rencontrer avait finir par renaître avec lui. Parce qu'il avait entretenu mon ignorance par des allusions que j'étais sensée déchiffrer...

Je vais en chier, mais merde, qu'est-ce que je peux faire d'autre que de laisser tomber ?

Je me souviens : il y a quelques mois, à l'issue d'une discussion, il m'avait dit qu'il était immature et qu'il avait envie de changer pour ne pas me perdre. J'ai regardé ses grands yeux bleux tristes à ce moment-là et j'ai dit : " tu sais, je t'aime parce que tu es capable de te remettre en question, ça me rassure. "

Me suis-je trompée sur lui ? Ou, bien que se remettant en question, ne tire-t-il aucune conséquence des questions qu'il se pose ?

En tous cas plus le silence s'installera, plus, de toute évidence, j'aurai du mal à aimer cet homme-là.

Je n'ai pas envie d'un lâche qui s'enfuirait puis couperait le contact au lieu de discuter. Je n'ai pas envie d'un pleutre qui préfèrerait se réfugier derrière l'émotion pour ne rien régler. Je n'ai pas envie d'un inconséquent qui prendra des décisions pour lui seul et attendra que j'en accepte les conséquences sur mon existence sans broncher.

Il veut être seul ? Il fait tout pour en tous cas. Je l'ai quitté, d'accord, mais c'est lui qui a choisi de partir, de partir le plus loin possible et de ne rien faire pour me faciliter la vie. Il disait qu'il comprennait que pour moi ce n'était pas facile, mais il n'avait que ça à faire, comprendre. Moi j'ai été obligée d'acepter et courber l'échine, et me mettre entre parenthèses pour son bon plaisir, pour lui simplifier la vie. Qui a simplifié la mienne ?!

Une fois, rien qu'une fois, tomber sur quelqu'un qui pense aussi à moi.

Il ne faudra pas venir se plaindre ensuite de m'avoir perdue bêtement. J'aurais suffisamment prévenu de ce dont j'avais besoin et envie.

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12 novembre 2007

Ridicule

Je ne voulais pas que ça se finisse comme ça. Mais qui le veut ? C'est vraiment si ridicule de finir une relation de cette façon...

Vous savez le pire ? Mercredi, je l'ai quitté parce qu'il ne m'inclut pas dans ses projets... pas parce que je ne l'aimais plus. Et voilà où nous en sommes. C'est vraiment le comble du ridicule, non ?

"Peut-être que..."
Avec des peut-être, on pourrait en faire des choses ! Peut-être qu'il n'a jamais souhaité qu'on reste ensemble après son déménagement. Peut-être qu'il le voulait mais ne savait pas comment le formuler, et qu'il aurait fallu lui laisser plus de temps. Peut-être... peut-être...

C'est difficile de savoir quoi penser.
Avec le temps il avait fini par me convaincre que si lui et moi rompions, ça ne se passerait pas comme ça. Je ne le formulais jamais mais j'avais fini par le croire quand il me disait que les ruptures propres, c'était possible. Que nous pouvions rester en contact. Que nous pouvions finir TP ensemble. Qu'il ne me laisserait pas tomber.

Aujourd'hui il a démissionné, et je sens que la tristesse commence, lentement, à l'emporter sur la colère.
Je m'étais promis de ne pas me laisser vaincre, mais je n'avais pas prévu que les choses empireraient...

C'est vraiment ridicule tout ça. J'ai l'impression d'avoir toujours 18 ans. J'ai l'impression que rien n'a jamais changé dans ma vie. Je me sens ridicule de me dire les mêmes choses qu'il y a quelques années, à la rupture précédente. Je me sens ridicule de penser encore que je vais devoir faire sans lui. Je me sens ridicule d'être triste.

J'ai hâte de m'être endurcie. Ce sera bien quand j'aurai atteint le point où je m'en fous. Espérons que ça me prenne moins de temps que pour ma rupture précédente, histoire que je ne fiche pas en l'air des mois de ma vie...

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Equation

Plus il me brise le coeur, plus je suis en colère.

Du coup je me demande si c'était pas mieux, l'époque où j'étais "juste" triste... au moins je n'avais pas autant de haine. C'est pas meilleur que la tristesse, la haine...

Les mecs sont vraiment tous plus dégueulasses les uns que les autres. Si j'avais le coeur à en rire, je dirais bien que je ferais mieux d'être lesbienne, mais actuellement ça me ferait pas tellement rire mais plutôt pleurer.

Remarquez que, quand je vais pleurer, ça sera peut-être libérateur, finalement. Seulement tout est tellement bloqué que j'ai pas encore réussi. Mais au train où ça va, je vais bien finir par y arriver à un moment. J'espère juste que quand ce moment viendra, ce ne sera pas au boulot ou à un entretien, quoi.

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11 novembre 2007

Heureusement qu'il y a la colère

Le cafard s'arrête ce soir. C'est décidé et je n'y reviendrai pas ! Je vais pas me laisser miner par une rupture, il est fini ce temps-là.

Clairement, j'ai passé mon week end à essayer de m'occuper l'esprit pour ne pas déprimer, et en général chaque phase où je m'occupe est précédée d'une autre pendant laquelle j'essaye de trouver quelque chose à faire. Ce qui se résume souvent ainsi : "Et si je regardais quelque chose à la télé ? ...oh non, ya rien qui soit dans le ton. Et si je faisais une news sur mon site ? ...oh non, ya pas de chanson dans l'ambiance à écouter en ce moment." Etc. J'ai donc perdu pas mal de temps à cafarder ce week end, à essayer de trouver quelque chose qui soit dans la même humeur que moi pour pouvoir m'y défouler, mais rien à faire. Et quand on est démotivé, c'est encore plus dur de trouver l'inspiration, d'ailleurs je suis sûre que des séries ou des chansons qui soient à la fois désespérées et pleines de rage, il doit y en avoir, y compris dans les sorties récentes, simplement je n'ai pas l'énergie de chercher, voilà tout.

Je décrète donc qu'à partir de demain, j'arrête tout ça. Je m'endurcis un peu (comme promis), j'envoie paître toute cette histoire, je tourne la page et je passe à autre chose. Lorsque mon contrat actuel sera fini la semaine prochaine, il est absolument hors de question que cette histoire me bouffe la vie.

Je suis tombée sur un mec avec une queue mais pas de couilles ? Et alors, genre c'est le premier !
Ils sont tous comme ça. Ils veulent vivre leur vie de leur côté mais aussi avoir une petite amie. Ils veulent une poupée gonflable qui parle. Qu'on peut ranger dans l'armoire et puis ressortir lorsqu'on en a marre d'être seul. Et puis surtout, se dire qu'il y a du sentiment derrière pour ne pas trop se dégoûter soi-même. La belle affaire, comme si c'était le premier de cette espèce.
On va pas y passer la nuit. Je refuse de me laisser bouffer une fois de plus par des histoires de coeur.

De toutes façons c'est bien simple, il y a tellement de colère et de déception dans mon coeur que j'ai même pas envie de pleurer. C'est ça qui est bien dans cette rupture, c'est qu'il n'y a pas que de la tristesse : il y a le sentiment de trahison et tout ce qui s'en suit, c'est super pratique pour ne pas se laisser démonter.

Du coup au lieu d'être super triste et de passer mon temps à chialer, je suis furieuse et ça se passe drôlement mieux pour moi. Je bouillonne de colère, et c'est sans doute aussi la raison pour laquelle j'ai du mal à trouver une activité, le week end, où je puisse à la fois laisser exprimer cette colère en même temps que ma tristesse. Mais bon, à choisir, ça vaut mieux que de se morfondre. J'aime mieux que ça se passe comme ça plutôt que les fois précédentes où j'étais complètement défaite, démontée, déglinguée, vous voyez le tableau.

Evidemment, en dépit de ma rage, je ne suis évidemment pas dans un état idyllique, la tristesse, la déception et tout ça, ça n'a évidemment pas disparu. Mais ça passe quand même beaucoup mieux que s'il n'y avait pas la colère pour jouer les cache-misère. Je me demande comme il le prend... s'il a envie qu'on en reparle pour poser les choses à plat et essayer de conserver un semblant d'amitié, ou s'il a des regrets, ou s'il veut qu'au contraire on parachève le travail et que je disparaisse définitivement de sa vie.

En même temps, j'arrête pas de me dire que c'est moi qui ai rompu, mais que c'est lui qui est parti. Dans le fond, il n'arien fait pour qu'on reste ensemble. C'est donc un signe de ce qu'il veut. Il doit finalement très bien le vivre, et peut-être même être bien content que j'ai eu le cran de rompre alors que lui n'a pas eu les couilles de le faire. Evidemment il n'aura plus de copine pour les rares fois où ça l'arrangeait d'en avoir une, mais bon qu'est-ce qu'une copine comparée au confort de n'avoir plus d'attache ? Il voulait son indépendance, c'est exactement ce qu'il a eu, il doit être ravi. Un peu retourné que j'aie été virulente au téléphone, sans doute, mais dans lefond, ravi et soulagé, oui, c'est comme ça que je l'imagine.

La colère me permet de le détester pour ce comportement qu'il a eu, plutôt que de m'en vouloir, me détester de n'avoir pas fait ce qu'il fallait pour lui donner envie de rester, ou toutes les conneries que j'ai pu me dire pour mes ruptures précédentes. Je devrais peut-être me remettre en question et me dire que j'aurais dû ci ou ça, mais non, je l'ai fait les fois précédentes et j'ai appris une chose : ça me fait souffrir mais ça ne m'aide pas à affronter les ruptures. Au contraire ça prolonge la douleur pour moi ! Donc merde, quoi. Je vais pas me prendre la tête pour cette rupture comme je l'ai fait pour les autres.

A une époque, la colère prennait le pas sur tous les sentiments chez moi : la surprise, la déception... Je pensais que c'était un défaut. C'en était un par rapport aux autres. Mais dans le cas présent, ça me sauve de la noyade.

Ouais, heureusement qu'il y a la colère. C'est sans doute elle qui me permettra de refaire surface demain, même si le week end a été pourri. Le seul bémol, c'est que ça n'empêche pas encore la tristesse, mais c'est quand même déjà mieux que la détresse dans laquelle je pourrais être plongée.

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09 novembre 2007

I hear the clock ticks, and think of you

J'ai envie de l'appeler, mais nous n'avons plus rien à nous dire. Alors je regarde défiler les heures en me disant que je finirai bien par m'évanouir de sommeil.

Ca finira par me passer.

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08 novembre 2007

FIREWALL III

Quand je regarde les choses avec du recul, je me dis que c'était si évident...

Si cet homme m'avait sincèrement aimée, il n'aurait pas accepté un travail à plusieurs centaines de kilomètres de moi, c'est évident...

Au lieu de ça, il attendait depuis le printemps que cet employeur lui fournisse du travail, et a déménagé en deux jours lorsqu'un CDD lui a été offert...

Comment ai-je pu croire que cet homme m'aimait alors que je ne faisais que lui tenir compagnie ? Je n'étais là que pour meubler sa vie en attendant que ce qu'il voulait vraiment se produise.

Il dit qu'il ne veut pas couper les ponts, garder le contact... mais je me sens tellement trahie que j'hésite entre pleurer toutes les larmes de mon corps et lui arracher les yeux. S'il était en face de moi, je ferais probablement les deux en même temps, mais il s'est justement enfui, alors je ne peux pas montrer ma rage, juste ma tristesse.

Je suis profondément déçue parce que je me suis laissée berner. Je m'étais promis que ça n'arriverait plus. J'ai été vigilante pendant longtemps cette fois, mais pas assez encore de toute évidence. J'ai cru aux mots d'amour mais ils ne voulaient rien dire pour lui.

Quand je pense qu'il y a quelques temps il me disait que sa priorité, dans la vie, c'était moi... mais ça n'a jamais été moi... et je comprends maintenant que ce n'est pas une question d'immaturité, il n'y a rien à attendre : je ne serai jamais la priorité de cet homme, parce qu'il me considère comme un accessoire dans sa vie, pas comme une personne aux côtés de qui avancer. LA priorité ç'a toujours été lui et nul autre.

En vérité, je n'aimais pas quand il me disait que j'étais sa priorité. Mais avec le temps, même si je ne voulais pas êtr sa priorité, je rêvais que ce soit "nous" cette priorité.

Je devrais arrêter de croire que ma vie peut s'améliorer. Non, je ne trouverai jamais d'homme qui soit meilleur que les autres, aucun à qui je puisse donner ma confiance, et je me déteste d'avoir été eue à l'usure.

Quand il y a un an et demi maintenant, il m'a montré qu'il m'aimait et que je pouvais lui faire confiance, j'étais réticente, méfiante... je n'avais pas encore tout-à-fait guéri de l'expérience précédente avec T., j'avais peur que quelqu'un d'autre me fasse du mal. Il m'a mise en confiance ; je ne pense pas qu'il y avait d'intention cachée de sa part. Il n'y avait probablement aucune intention cachée de sa part. Il devait juste se dire que si je ne lui faisais pas confiance, ce ne serait pas une relation facile.

Il a mis du temps à gagner ma confiance. J'ai arrêté de me méfier de tout. J'ai arrêté de craindre qu'on me brise le coeur... j'ai arrêté de prendre les hommes pour des salauds égoïstes et les mettre tous dans un seul sac.

Aujourd'hui, je regrette de ne pas être restée sur mes gardes. J'aimerais tellement pouvoir me promettre que je ne tomberai plus jamais amoureuse, que je ne ferai plus jamais de projet d'avenir avec quelqu'un, que je n'espèrerai pas quelque chose pour mon futur... mais je sais qu'à chaque expérience de ce type, je me referme brutalement sur moi-même, puis je m'aperçois que je manque encore plus d'affection et tout recommence...

Peut-être que quelque chose m'a manqué à un moment. Peut-être que je ne saurai jamais choisir des hommes qui ne me font pas souffrir. Ca s'appelle un schéma, je suis tout-à-fait le genre de fille à traîner des schéma depuis toujours... ça me ressemble bien ça.

Ca me fait horreur de penser que j'ai su m'ouvrir à quelqu'un une fois de plus, et que j'ai fait l'erreur de me laisser approcher.
Je déteste mon besoin d'affection. Je me déteste de vouloir plus que ce que je ne peux avoir. Je me déteste d'espérer en partie qu'il me rappelle et qu'il me dise des mots rassurants. Je me déteste parce que je sais que s'il le faisait, j'aurais envie de le croire. C'est terrible cette race d'homme qui n'a pas besoin de vous mentir pour vous trahir...

La vérité, c'est que malgré moi, je commençais à faire des projets. Mais les projets, ça ne marche jamais. Je devrais le savoir maintenant.

Je me déteste de n'être pas capable de m'endurcir plus encore. C'est vers ça que j'ai envie de tendre : devenir plus dure et intouchable encore.

T. m'avait pas mal transformée déjà, mais cette fois je dois aller plus loin, je dois plus me blinder, je dois plus me fermer.

Ce ne doit pas être si dûr de faire une croix définitive sur mon besoin d'affection, finalement ; j'ai su faire une croix sur tout le reste après tout...

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05 novembre 2007

Nécessité fait loi

Vendredi en quittant la gare, je n'étais pas démoralisée. J'étais presque motivée, même ! Bon, on peut éventuellement décider de mettre ça sur le compte de l'adrénaline dégagée par les efforts pour arriver au train à l'heure... mais l'essentiel c'est que j'étais pas complètement déconfite, quand même.

J'ai tourné le dos en me disant  ce n'est que pour six mois, dans six mois de nouveaux choix seront à faire, je n'ai qu'à trouver un boulot pour que ces choix soient plus simples. Voilà, je me donne six mois pour trouver un poste stable, pour pouvoir prendre mon propre appartement et tout et tout ! C'est clair en fait : il est temps que j'arrête de faire ce qu'il faut faire, et que je recommence à faire ce que je veux faire !" Le simple fait que je sois capable de penser ça est déjà surprenant en soi tant, je suis devenue pessimiste sur ce genre de questions avec le temps. Mais admettons. Parce qu'après tout, depuis plusieurs mois, c'est en train de germer en moi : je veux une vie normale ! Je veux avoir un salaire tous les mois, je veux avoir mon propre chez moi (ou un chez nous, même), je veux acheter un bon petit plat quand j'ai envie de manger autre chose que des patates, je veux tout ça et même pas plus encore. Depuis plusieurs semaines je fais le calcul de ce qui compose ma vie rêvée et je m'aperçois que j'ai déjà vachement revu mes critères à la baisse en quelques années, alors merde, maintenant c'est le moment !!!

Il a suffit d'une heure de trajet pour revenir, et les forces m'avaient alors quittée. J'ai mis tout le week end à chercher ma motivation (et elle n'était pas sous la couette, croyez-moi j'ai cherché !). Ce week end de profond glandage ne m'a bien-sûr pas remise sur les rails, ce serait même plutôt l'inverse, car comme chacun sait, la glandouille appelle la glandouille. Voir l'appartement vide, silencieux et froid, croyez-moi, ça m'a ôté toute combativité.

Et du coup en ce lundi matin, en allant au boulot, j'étais sur un mode beaucoup plus réservé :  De toutes façons, si lui a un CDI là-bas dans six mois, c'est mort pour que se réinstalle ensemble, en admettant que ce soit toujours à l'ordre du jour." Beaaaaaaaucoup plus réservé, comme je vous le disais.

A quel moment ai-je décidé que mes projets à long terme n'avaient plus de légitimité ? En fait ça fait des années que je n'ai plus de projet, voilà le drame. J'en suis au point où je regarde la nécessité et strictement elle. Je n'arrive plus à imaginer que mes projets soient réalisables, alors je ne m'y accroche même plus... Je crois que c'est ça qu'on appelle le découragement. Finalement moi aussi je me suis laissée avoir, je suis tombée dedans, c'est exactement ce que je voulais éviter il y a quelques années lorsque je me répétais qu'il n'y a pas de raison pour être aussi déçue de la vie que mes parents, aussi amère qu'eux de ce que j'aurais pu faire et vivre... eh bien finalement j'en suis arrivée là, moi aussi. Mes projets, je les traite comme des utopies, des châteaux en Espagne, je ne leur donne plus aucun crédit et j'ai pris le réflexe de me dire que ce que je voulais importait peu, seul comptait ce que je devais faire. Mais c'est exactement avec ce type de réaction que je m'enferme dans une vision à court terme, c'est un vrai cercle vicieux ! Je voulais continuer à vivre avec mon homme mais au lieu de ça, j'ai cédé à la loi de la nécessité : puisqu'il le faut... "Puisqu'il doit partir et que je ne peux que rester, alors à quoi bon ?" Et c'est vrai que d'un strict point de vue rationnel, il est hors de question que je parte à l'aventure à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi, sans être certaine de ce qui m'y attend (fool me once, blame on you, fool me twice, blame on me !), il est hors de question que je me lance dans un déménagement vers l'inconnu, il est hors de question que je retourne en Province alors que dans 6 mois il faudrait peut-être tout réenvisager à Paris. Ce n'est même pas discutable, c'est le comportement le plus raisonnable au vu de la situation...

Quand je suis dans cet état d'esprit, quand je rends les armes devant la force de la nécessité au nom du bon sens, je sais que je suis capable de tout, même de me détacher de lui à cause de la nécessité... c'est grave quand même. Me dire que le plus simple, entre me mettre en danger et le quitter, c'est encore de le quitter, c'est grave. Mettre ma vie entre parenthèses par peur de ne pas pouvoir survivre, c'est perdre la liberté de choisir pour moi...

Est-ce que je fais encore des choix pour ma propre vie ? Je n'en suis plus très sûre. J'ai laissé les impératifs prendre le contrôle. En même temps, il faut bien faire ce qui est nécessaire, surtout lorsqu'on n'est pas à l'aise financièrement. Mes finances ne me donnent pas beaucup de choix... Mais sur le reste ? Ai-je baissé les bras ? Et au juste, qu'est-ce qu'il reste de choix lorsque les finances contrôlent des aspects inattendus de la vie ? Lorsque les problèmes d'argent changent la donne d'une relation amoureuse, la compliquent, la placent sur le chemin d'une voie sans issue, que reste-t-il ? Dans ces conditions, n'est-il pas justifié de faire passer la nécessité, la rationnalité, avant tout le reste ?

Quand je vois mon état d'esprit de ce week end, je ne doute pas un seul instant de la dose de découragement qui s'est insinuée en moi avec les années, et qui se cache derrière le moindre de mes actes. Je me rends compte que chaque déception, chaque impossibilité, chaque sueur froide, accumulées, m'ont retiré pas mal de forces vitales. Je n'arrive plus à m'imaginer vivre, j'en suis juste à survivre. J'aimerais mieux vivre évidemment, et depuis plusieurs mois je ne rêve que de ça, mais tout me semble tellement compliqué dés lors que c'est concret... "Avant de faire des plans pour dans six mois, je devrais certainement m'inquiéter du mois prochain" : voilà ce que je me dis irrémédiablement.

Je reporte l'avenir indéfiniment.

Posté par ladyteruki à 19:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]