ladytherapy

Tout savoir sur ladyteruki, y compris ce qu'elle même ignore...

25 mai 2006

A travers le rideau

La pièce était baignée d'une lumière douce et diffuse, il faisait tiède. J'ai laissé faire, parce que ça faisait du bien. Je ne promets rien, je ne promets plus rien maintenant, mais en cet instant précis c'était paisible et doux, et c'est tout ce qui importait, et je n'ai pas eu envie de me demander si ça durerait, ni même si j'avais envie que ça continue comme ça plus tard. Sans m'engager à rien j'ai juste profité de ce moment de calme.

La tête calée entre deux coussins, je l'ai juste posé près de moi et j'ai attendu que le sommeil vienne. Et il est venu. Comme si ça avait toujours été si simple. Il y avait de la fatigue, c'est certain, mais il y avait autre chose, aussi.

Et malgré le fait que je me sois réveillée une dizaine de fois pendant la nuit qui a suivi, je n'ai jamais aussi bien dormi.

J'ai entrevu quelque chose dans la lumière qui filtrait à travers le rideau, et pour la première fois depuis longtemps, je n'ai rien trouvé à y redire.

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24 mai 2006

Ya quelqu'un là-dedans ?

Je repensais à la première fois où j'ai fait un test de grossesse. La première fois on est transie de peur.

On lit la notice vingt fois pour être sûre de l'avoir comprise. Alors qu'on l'a très bien comprise. On est prête à y envoyer le grand gars à côté pour pas avoir à y passer (c'est vrai quoi, dans le fond c'est autant sa faute que la vôtre, merde !) et on rechigne. En même temps on sait bien qu'on ira, et on a envie d'être sûre une bonne fois pour toutes quand même. Le bâton tremble. Espérons que ce sera assez. Et si ce ne l'était pas ? Il faudra recommencer ? L'angoisse. Le pire est cependant à venir. L'attente. Ca fait une minute. Ca fait une minute cinq. Et yen a cinq à dix à tenir comme ça. Et derrière la porte, ça gratte un peu. Comme un chat qui veut entrer. Mais il ne veut pas entrer, il veut juste savoir. Et que vous soyiez toute aussi angoissée que lui, il n'y songe pas un seul instant. Ca gratte encore un peu. Un timide "alors" s'étouffe dans le bois de la porte. Il ne veut pas déranger. Vous, il veut bien, mais le test n'est peut-être pas fini dans le fond, et le test, faut pas le déranger. Des fois que ce soit un test susceptible, vous savez ? Peut-être que ça marche mieux si on se tait. On est trop préoccupée pour dire quoi que ce soit, même si on n'avait pas besoin d'entendre les soupirs d'impatience derrière la porte pour se vriller les nerfs. De toutes façons on se dit que, si le test dit ce qu'on veut pas qu'il dise, ce gars-là il faudra apparendre à faire avec pendant un bout de temps. D'ailleurs qu'est-ce qu'on veut pas qu'il dise, le test ? Dans le fond on s'aime, on est bien ensemble... si jamais ya un bébé... Quoi ??? Un bébé ? Le mot est lâché. Yaura pas de bébé. D'abord ça peut pas arriver dés la première fois. Bon si ça peut, mais pas à moi. Enfin si, vu ma guigne proverbiale, mais quand même, pas là. Naaaaaan, ça peut pas. Mais non voyons. Tout va bien se passer. Ca fait deux minutes. Encore trois. Enfin bon attendons le maximum. Donc encore huit. C'est rien. Ca passe vite huit minutes. C'est la durée d'une pause pub sur TF1 huit minutes. C'est un peu long, mais dans une vie, c'est quoi ? Ou dans deux vies ? Et ça recommence... Si je tombais enceinte, serais-je une bonne mère ? Oh bien entendu je sais que je ne suis pas obligée de le garder... mais très franchement l'avortement c'est mieux si c'est pour les autres, quand même. Je suis pas contre en théorie, mais dans la pratique je suis pas du tout pour s'il s'agit de moi. Donc si le résultat est positif, ça va quand même changer pas mal de choses. D'ailleurs, pourquoi ça s'appelle un résultat positif quand finalement c'est plus un résultat négatif ? Et puis pourquoi on dit négatif alors qu'en fait c'est plutôt positif de pas être enceinte ! J'ai peut-être mal compris. Je vais relire la notice. Ou appeler le numéro de renseignements pour vérifier que j'ai bien tous compris ? Le téléphone est resté dans la chambre. Mais non, c'ets juste qu'ils se placent du côté de celles qui VEULENT un enfant. Si-si, yen a. Des plus vieilles. Et puis, même si... dans le fond on s'aime, on est bien ensemble... On est jeunes c'est sûr, mais on s'aime. On est fiancés. C'est pas si grave ; ya pas de raison de stresser. Si tu grattes encore cette porte je t'assome avec quand je sors, vu ??? Tout va bien aller quoi qu'il arrive. Tiens, combien de gars seraient là en cet instant précis ? La plupart sortiraient sans doute, iraient faire un tour, penseraient à autre chose, et rappliqueraient pour le résultat. Je devrais sortir et être avec lui. Oui je vais faire ça. Oui mais si le test tombe dans l'évier pendant ce temps, et que ça fausse le test ? Nan il est bien à plat, là (je connais ma notice par coeur, donc tout a bien été fait, aucun soucis, zeeeeeen !) donc allez, on sort. On se serre l'un dans les bras de l'autre et on attend. On se sent tous petits, tout d'un coup. On se noie dans son poitrail tandis qu'il enfouit son nez dans vos cheveux. Le temps passe plus vite. Ca fait déjà dix minutes. On va voir.

Le résultat est négatif. C'est une nouvelle positive !

A ce moment-là, confusément, vous vous dites que vous avez 18 ans, et que c'était peut-être un peu jeune pour ouvrir le bal de ces angoisses et préoccupations. Parce que, tout au fond de vous, vous sentez que ce n'était pas "le test de grossesse" mais "le premier test de grossesse". Il y en aura d'autres. Combien, ça, ça dépend de vous. Mais le doute a su s'emparer de vous une fois (peut-être un peu vite, peut-être un peu bêtement) et ça se reproduira (parfois à tort, parfois à raison) et vous en repasserez par là, quelque part c'est une certitude, votre vie sera aussi faite de ça dorénavant.

Ce que vous ne savez pas à ce moment-là, c'est qu'avec le temps vous stresserez moins. Vous deviendrez une pro du test. Du genre à passer avec les félicitations du jury. Petit-à-petit, vous n'êtes pas blasée, non le terme est un peu fort... mais vous gérez. Vous n'avez plus 18 ans, aussi (et ça c'est un avantage non négligeable). En trois ou quatre fois au cours de votre (finalement brève) vie sexuelle, vous avez pris le coup de main. Vous êtes une pro. Le bâtonnet ne tremble plus. Vous lisez un bouquin de pendant les dix fameuses minutes. Vous apprenez à vérifier l'heure, pas le résultat, entre deux paragraphes. Vous dépliez les jambes... hm, je vais en profiter pour me faire un petit soin du visage, j'ai pas souvent 10 minutes à rien faire dans la salle de bains. Ou alors je sors de là et je vais me mettre devant un truc plus sympa... oh non, je risque d'oublier de revenir ! Vous avez apprivoisé la bête, et par bête je ne veux pas juste dire le test, non je parle de la bête qui sommeille en vous et qui faisait de vous une gamine terrifiée. Vous vous regardez dans le miroir... c'est une femme que vous y voyiez. Vous comptez. Ca fait la quatrième fois. Mais ça fait aussi plus de cinq ans. Ce que vous avez mûri en cinq ans ! Vous ressortez de là, pépère (et pas mémère). Tout va bien. Vous le saviez. Depuis le temps. C'était juste pour vérifier. Vous ne vous êtes jamais vraiment inquiétée. Bon, si, la première minute peut-être, c'est normal. Mais vous n'avez pas eu besoin de lire le résultat.

Vous allumez la musique. Il fait un peu tiède, mais vous êtes en nuisette alors on va ptet pas ouvrir la fenêtre... oh puis merde, ya pas de vis-à-vis. Il fait bon. Une mèche de cheveux roule dans votre cou. Vous vous préparez un thé. C'est une bonne journée. Vous n'en aviez pas vraiment douté. Vous envoyez un petit message pour rassurer le mec (pas trop rassurant, pour qu'il angoisse bien une dernière fois avant de lire les mots qui comptent, merde à la fin, pas toujours les mêmes). Vous savez, celui qui ne trépignait pas derrière la porte ? Ca vous aurait bien porté sur les nerfs, ça. Mais bon, c'est peut-être la chance qu'ont les femmes : elles finissent par maîtriser, elles connaissent leur corps... et un homme ne comprendra sans doute jamais tout-à-fait ça. Petit pincement de coeur pour les prochains tests, et le mec qui attendra le résultat derrière la porte ou à côté du téléphone. Le pauvre. Les pauvres ? Finalement on s'en fout. On sait qu'il y en aura encore. On sourit à l'idée qu'un jour on craindra peut-être de ne pas être enceinte. Mais pour l'heure, on avale une gorgée de thé tiède, on glisse la mèche polissonne qui vous chatouille la nuque dans l'élastique de la queue de cheval, et on revient à la vie normale.

Ces jours-là je suis contente d'être une femme.

PS/message personnel : il y a des fois, on ne peut pas faire une note sans dire quelque chose que certaines personnes comprendront, et qui leur fera du mal, alors qu'on s'est donné de la peine pour éviter ça un peu plus tôt. A quoi me servirait ce blog si je ne parlais pas de ce dont il faut que j'épargne certains ?
La personne concernée peut m'appeler ce soir vers 21h, si elle veut.

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22 mai 2006

Apparemment, il y a une différence

Par contre je ne la vois pas.

Je ne fais pas souvent des notes sur le fait de blogger, mais permettez que je partage une rapide petite question qui m'est venue en regardant la 2 ce soir.

Quand un chanteur se présente à la télévision ou dans un magazine pour faire la promotion de son dernier album, c'est toujours de bon ton d'ajouter : "j'ai voulu parler de choses personnelles, de sujets qui me touchent, dévoiler ma vraie personnalité, etc...". Et tout le monde y croit (ou fait semblant) et c'est considéré comme un plus que d'avoir cet objectif. Ca fait bien, quoi. La sincérité c'est bien vue par le public. Etre engagé, sincère, être soi-même. C'est le grand leitmotiv, et a contrario le pire truc qu'on puisse dire à ces mêmes chanteurs, c'est que leur album soit "commercial" et "impersonnel".

Alors pourquoi y a-t-il tant de monde pour critiquer, ou en tous cas s'interroger sur l'existence des blogs ? Si un chanteur est capable de payer un auteur pour lui écrire une chanson "personnelle" et "sincère" et que cela lui vaut les honneurs, pourquoi un bloggeur ne pourrait-il pas se faire ce cadeau gratuitement sur le net ? Quelle est la différence entre la chanson dite "personnelle" sur un album, et le post d'un bloggeur qui exprime ce qu'il a sur le coeur ?

Est-ce parce que les photos sur papier glacé qui accompagnent l'album donnent une soudaine crédibilité que n'a pas un support numérique ?

J'ai cet ami qui ne voit pas l'intérêt des blogs, et plus précisément ne comprend pas que des gens puissent ressentir le besoin d'écrire des choses personnelles au vu et au su de tout le monde et n'importe qui. C'est vrai qu'une immense majorité de blogs sont insipides au possible et que, bien qu'en écrivant un, j'en lis très peu pour les mêmes raisons. Mais personne ne critique un chanteur qui dédie une chanson à son enfant, sa femme ou son père, y décrit leurs relations, déclare sa flamme avec passion ou déplore sa solitude... alors pourquoi le faisons-nous lorsqu'il s'agit d'inconnus sur le net qui se dévoilent ?

Elisa Tovati est toute contente de parler de choses "personnelles" comme la masturbation ou son enfance de petite fille sans ami. Et personne n'a pensé ce soir à la télévision, à lui dire qu'on n'en avait rien à foutre. Pourquoi je trouve ce type de commentaires sur tant de blogs, alors ?

Ou bien la différence, c'est le nombre de personnes que ça intéresse...?

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17 mai 2006

J'ai menti

J'ai menti : j'avais quelque chose à dire.

Il y a plusieurs types de gens à qui l'on ment : ceux dont on a envie de se débarrasser, et ceux dont on se soucie de ce qu'ils vont penser. Pour les premiers, on inventerait n'importe quoi pour avoir la Paix. On se fiche bien de ce qu'ils vont penser ensuite, l'essentiel c'est que le mensonge porte ses fruits sur le moment ; ce sont en général les gens dont on a strictement rien à foutre.

Et puis il y a les gens auxquels on dit ce qu'ils veulent entendre pour ne pas les contrarier, parce qu'on n'a pas envie d'être la cause d'un trouble qu'ils n'avaient pas prévu. Quand on ment à ces personnes-là, c'est qu'on se soucie d'eux.

Et le voilà mon soucis.

J'ai eu le coeur qui s'est serré dans un coin, ma gorge a manqué de naturel et j'ai senti que je n'avais plus de souffle tandis que lançais mes mots. Je suis pourtant une bonne menteuse la plupart du temps. Je luttais pour dire mon mensonge. Je ne voulais pas déranger. Je ne voulais pas dire ce que j'avais envie de dire. Ce n'étaient que des emmerdes si les vrais mots étaient sortis.

Je m'inquiète car je n'ai pas envie d'avoir envie de mentir pour protéger quelqu'un de moi, et je ne veux pas avoir à aller jusque là pour me protéger de quelqu'un. Dans l'idéal, je tiens les personnes suffisamment à distance pour ne plus me soucier de ce qu'ils pensent de moi. Dans l'idéal, je ne me laisse plus ébranler.

J'ai menti. Et ce qui m'ennuie ce n'est pas tant d'avoir menti : c'est pourquoi je l'ai fait.

J'ai laissé ces défenses tomber bien trop facilement. Et je n'ai aucune envie que ça dure. Il est hors de question d'être atteignable à nouveau, je refuse que ce soit le cas. J'aurais du dire ce que j'avais sur le coeur, trop tard, je le referme. J'en suis pas à un moment de ma vie où j'ai envie de laisser à quiconque le droit de faire partie de mes préoccupations à ce point.

Mentir, c'est mal. En tous cas c'est pas bon pour moi. Mais ne vous inquiétez pas, maintenant je ne mentirai plus qu'aux gens qui ne comptent pas. Les autres, je me contente de leur refermer la porte.

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15 mai 2006

Mon rêve amourérotique

Je ne parle pas souvent de mes rêves ici. C'est une honte car j'adore mes rêves. J'adore en faire, j'adore y repenser, j'adore essayer de me souvenir de tout ce qui s'y est passé, et j'aime parler de ceux des autres... C'est un des petits plaisirs qu'on se fait à soi-même sans jamais rien préméditer, et ça fait partie du charme.
Alors allons-y !

Cette nuit, il y avait une voix. C'est comme ça que ça a commencé. C'était la voix d'un homme, grave, puissante, légèrement ronronnante et douce. Une diction rythmée. Je vivais dans une maison avec des amis (qui étaient totalement fictifs) et parmi eux il y avait cet homme auquel je n'accordais aucune attention mais qui n'était jamais loin de moi. Mes amis me disaient qu'il en pinçait pour moi, mais ça ne m'intéressait pas et je n'y prêtais pas garde, pensant aussi l'air de rien qu'il n'était pas à mon goût et que ça ne servait à rien de le lui dire juste pour lui faire de la peine.

Il faisait un peu peur, d'ailleurs, finalement, avec son visage long et émacié, son regard sombre (non pas la couleur mais par ce qui en ressortait), sa démarche bancale et ce corps démsurément long qui me suivait partout.

Et puis à un moment, je l'ai regardé. J'étais avec une de ces colocatrices au style excentrique, et j'ai ouvert la porte et il était là, comme d'habitude. Mais cette fois je l'ai regardé, en silence. Et j'ai eu envie d'être avec lui. C'était un sentiment très pur à ressentir, cette envie d'être avec cet homme d'une grande douceur et aux gestes lents, même s'ils étaient imparfaits. En fait tout ce qui m'avait laissée indifférente pendant le début du rêve m'a soudain touchée, comme si j'étais d'un coup, en ouvrant cette porté, été réceptive au fait que l'imperfection de l'homme était exactement ce qui était attirant en lui. Je me suis réveillée à ce moment-là.

Et pendant tout le rêve, ses mots, comme susurrés avec une voix profonde et gutturale, n'avaient cessé de servir de bande sonore avec un rythme lancinant. En me réveillant, j'ai tout de suite pensé : "l'homme, c'était Grand Corps Malade".

Mais vous et moi savons très bien que je n'ai pas rêvé de Grand Corps Malade, surtout que je n'écoute même pas ce qu'il fait et que je n'ai fait que voir des pubs à la télé. Je n'apprécie même pas plus que ça ce que j'ai entendu de lui. Et même si c'était le cas, on sait tous que je n'ai pas rêvé de Grand Corps Malade, c'était juste un alibi. Les rêves ont besoin d'alibis pour exprimer ce qu'ils ont à dire. Des métaphores, des déguisements... (il y a une très bonne nouvelle de Yasutaka Tsutsui à ce sujet, d'ailleurs)

Le rêve était doux, il était simple, il était ouaté, et on y respirait la même douce tiédeur que celle qui règne dans mes soirées depuis quelques jours.

Je savais bien que j'allais ouvrir la porte. Je ne pensais pas que j'allais apprécier toute cette douceur et je pensais encore moins que j'allais m'y complaire. Je n'avais pas envie de plus que la douceur et en me réveillant je n'ai pas pensé que je voulais absolument y retourner. Mais le temps que le rêve a duré, il était doux, j'avais su ressentir sa tendresse. Et ça suffisait. Cela avait quelque chose d'érotique sans que personne ne s'y touche. C'était simplement délicieux.

Je me demande juste jusqu'à quel point je dois l'interpréter. Mais peut-être que peu importe, puisque c'était un bon rêve.

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14 mai 2006

Les nuits d'été sont de retour

Une bonne musique ou une bonne série, la fenêtre ouverte et une tasse de thé tiéde dans les mains, les odeurs de grillades et les bruits de la rue qui deviennent soudain plus gais et vivants... l'été revient, doucement.

Jusqu'à l'été dernier, je n'affectionnais pas plus que ça l'été. D'ailleurs je continue de préférer l'hiver pour beaucoup de situations. Mais une soirée d'été à la maison, j'ai appris à aimer l'an dernier, lorsque j'ai passé cet été dans cet appartement si grand, juste après être partie de chez ma grand'mère et avant d'arriver où je vis à présent. Dans la cour, les bruits des appartements des autres : de la vie mais qui ne vient pas perturber la vôtre. Juste un peu de spectacle auditif, lointain, pendant qu'on se laisse aller à la douceur de l'air. Tout le monde, moi la première, vit fenêtre ouverte. Les odeurs communiquent, les sons, quelques lumières. La nuit tombe sans que vraiment la lumière ne disparaisse, l'air est compact à cause de la lourdeur du ciel pendant la journée. Parfois quelques orages font remonter des odeurs de terre depuis le sol. Se mettre sur à son bureau ou assise au pied du lit, un peu de thé dans les mains, et se laisser impreigner...

Il y a une certaine poésie dans tout cela, et une certaine sensualité aussi, quelque part. Ca fait du bien. J'avais oublié...

Les beaux jours reviennent ! Je ne m'en étais jamais réjouie.

Et ce qui est merveilleux c'est que je sois capable encore, après l'année que j'ai passée, de me réjouir de tout cela. Tout n'est pas perdu.

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05 mai 2006

Juste pleurer un peu

Trop plein d'émotions ? Retour de bâton après un week end intense où j'ai dû gérer deux mecs et leurs propres émotions ? Autre chose...?

Je me retrouve à passer en revue mes cassettes videos pour trouver quelque chose à regarder ; tout ce que je veux, c'est pleurer. Pleurer un peu. Pleurer beaucoup. Hoqueter un peu. Descendre mon ours en peluche anonyme de son étagère et le serrer un peu. Enfouir mon nez sous mon édredon. Débrancher le téléphone et pleurer un bon coup.

Ca fait longtemps que je n'ai pas ressenti un besoin d'écluser mes émotions de façon aussi forte. C'est rassurant de voir que de temps à autres, j'arrive à passer sous ma propre carapace. C'est un peu difficile d'accès, mais j'arrive à m'y infiltrer quand même un peu.

Je me doute que c'est un effet secondaire des évènements récents si j'ai un peu perdu contact avec mes sentiments depuis quelques temps ; je me doute que si j'y cédais, je serais à ramasser à la petite cuiller et que probablement je serai incapable de faire quoi que ce soit. Ne pas trop me rendre compte de ce que je ressens, c'est une bonne solution par les temps qui courent. Mais là quand même, il me faut un moment à moi pour pleurer un bon coup, sortir tout ça de mes tripes et repartir. Juste quelques heures : moi, une télé et un rouleau de sopalin.

Juste, tranquillement, admettre que j'ai un coeur, au moins une fois dans la semaine.

Juste pleurer un peu.

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La chose dont je ne peux pas parler...

...Et qui si je la disais, n'empêcherais pas que je ne sache pas qu'en penser.

Parfois je me prends à rêver que je suis quelqu'un d'un peu plus simple, que je ne me pose pas tant de questions, et que je ne réfléchis pas tant à des choses qui semblent finalement simples.

Et puis après je me dis que ça enlèverait tout le plaisir d'être moi !

La chose dont je ne peux pas parler, et que je ne peux pas revivre. Et ne pourrai jamais, sans doute. Pas de cette façon. Est-ce que je veux qu'elle se reproduise, d'ailleurs ? Je n'en sais rien.

Ô joie d'être moi !!!

Posté par ladyteruki à 11:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]