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Tout savoir sur ladyteruki, y compris ce qu'elle même ignore...

29 octobre 2004

Trop propre

Je rentre du travail ce soir et je trouve la maison nickel. Vous voulez que je vous dise ? C'est trop propre. Jamais de sa vie ce type n'a fait son lit et là il serait presque au carré. Il a même fait le mien. Tout ce qu'il rechigne à faire a été exécuté pour la seule fois que je ne suis pas à la maison. Je suis la seule à trouver ça suspect ? Pour quelqu'un qui avait promis de me dire si jamais il aviat quelqu'un, je trouve ça assez ironique. Presque mesquin. Limite mensonger. J'ai honte de tenir à cet homme.

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Il vous plaît mon bureau ?

De là où vous êtes, vous me voyez dans mon bureau. Ok d'accord, "mon", c'est beaucoup dire : celui que je vais occuper pendant deux semaines. Je dois dire que je suis mitigée sur ce poste : à part la paie, rien ne m'y captive. Je suppose que je peux m'estimer être comme tout le monde sur ce point, non ?

J'ai grandi dans une famille où on m'a répété qu'on ne faisait jamais ce qu'on veut dans la vie, où l'on n'exerçait pas le travail que l'on aurait souhaité, et où très jeune j'ai été instruite sur la façon de s'accomoder d'un travail peu réjouissant, plutôt que sur la façon d'en décrocher un qui nous plaise, et où, enfin, le mot travail était éminemment proche du mot corvée : ce n'était pas vraiment une valeur positive, juste nécessaire, et incontournable. J'ai tendance à oublier que certains aiment le métier qu'ils pratiquent. Passionnément, même. En fait à la réflexion, la plupart des gens avec qui j'ai travaillé étaient passionnés par leur métier : Muriel (à qui je suis bien incapable, et depuis des années, de faire l'affront de trouver un surnom), MCG, le Sarf, etc... mes supérieurs ont toujours été des gens amourrachés de leur travail. Un bien meilleur exemple que mes parents, en réalité.

Mon père change très régulièrement de poste : il n'arrive jamais ni à se faire apprécier de ses collègues et supérieurs, ni à se faire au travail qu'on lui demande. De toutes façons il hait sa profession. Mais je suis sûre que, quelque part, de par le monde, un homme aime exercer son métier de flic, non ? Pas un seul ? Bon. Peut-être, après tout.

Est-ce que j'aime mon métier ? Certes pas. Aucune chance, quand on pense que je ne l'ai pas choisi. Que le fait même de l'exercer est un puissant aveu d'échec : chaque jour passé dans la peau d'une assistante me rappelle à quel point mes projets étaient ailleurs. A une époque, j'avais l'audace de formuler des rêves et même des projets pour ma carrière. Quelle ironie, quand j'y pense. Ce que j'aurais voulu faire ? Aujourd'hui c'est plutôt flou, finalement, sans doute parce que j'ai soigneusement évité de me souvenir de toutes ces choses que je ne pourrais jamais faire. Ca vaut tout de même mieux que de se gonfler d'amertume, non ? Je voulais étudier une centaine de langues étrangères (et chaque année, une nouvelle vient encore s'ajouter à la liste des "quand je serai grande j'apprendrai à parler..."), et surtout : écrire. Ecrire et produire des choses qui viennent de moi. Pas appliquer des méthodes, pas suivre des procédures, encore moins écrire des courriers insipides où nul n'est besoin de savoir écrire, il suffit de savoir tenir un stylo. C'est tellement dommage, cette profession, après tout : on vous demande de grandes qualités qui jamais ne sont mises à profit : capacité de rédaction, initiative, talents d'adaptation, etc... Tout cela pour rédiger des lettres-types, c'est trop triste. Répondre au téléphone avec une voix d'hôtesse de l'air, et répéter les mêmes phrases, sans même avoir une opportunité, une seule, d'échanger un vrai sourire sincère.

Je mens. Une fois, au téléphone, il y a bien longtemps de cela, peut-être deux ans, un homme a appelé pour parler à une personne qui n'était pas là. Charmant, mon interlocuteur (qui n'a pas laissé de nom et je le regrette) n'a pas raccroché pour si peu, et a taillé le bout de gras cinq minutes avec moi : pas pour me draguer, uniquement parce qu'il a dit que j'avais une belle voix et qu'elle donnait envie de discuter. On a un peu plaisanté, il m'a expliqué son travail, pourquoi il appelait alors qu'il savait que l'autre n'était pas là (pour rassurer son chef), et puis au bout de quelques minutes on a raccroché et je me suis dit que, pour une fois, mon métier était humain.

Ce métier je ne l'ai pas choisi, tout d'abord parce que je n'ai pas choisi mes études. En fait du plus loin que je remonte, je n'ai rien choisi de mon orientation (ce fichu mot qui a commencé à me faire trembler dés mon entrée en 6e... tout ça pour rien) : ma première langue vivante (imposée sous le prétexte qu'il y avait plus de monde pour m'aider, résultat mon allemand je l'ai quand même fait toute seule), ma seconde langue (qui découlait directement du choix de la première, puisque, disaient mes parents "l'anglais c'est obligatoire si tu veux travailler"), mon redoublement (ils m'ont donné un mois de réflexion, mais ma conclusion ne leur a pas plu, j'ai dit "non", ils ont dit "alors oui"), ma dominante au lycée (en même temps, vu mes notes, le choix était tout fait : c'était littéraire ou pas du tout bachotière). Ma crise d'adolescence sur ce point s'est bornée à choisir d'aller en fac d'anglais, manque de chance des ennuis personnels (et le fait qu'une crevette d'eau douce aurait aussi bien pu suivre les cours) m'ont fait abandonner en cours de route. Résultat des courses, mes parents m'ont dit de travailler. Je ne voulais pas m'en tenir au Bac, j'ai cherché à toutes forces une formation rémunérée, et me voilà dans la première qui m'a acceptée. Trois ans plus tard, le fameux diplôme en poche, ma vie n'est pas meilleure, mais qu'importe.

Je perpétue une longue tradition familiale...

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26 octobre 2004

Profession de foi

Je reviens d'un entretien pour un boulot, et je m'aperçois qu'il y a quelque chose de boiteux dans ma démarche de recherche d'emploi. Depuis un an que je cherche du travail, ma façon de procéder a grandement changé. Et surtout : mes critères.

Alors qu'auparavant je n'étais pas prête à faire tout et n'importe quoi, accepter tout et n'importe quoi, etc... Aujourd'hui je feins mes questions. "Quelle est l'organisation", "quels sont les outils logisitiques", "quelle rémunération" ? Sans rire, je m'en fiche les mecs, prenez-moi et puis c'est tout ! Payez-moi le minimum, donnez-moi un boulot un ingrat, ce que vous voulez mais payez et moi et donnez-moi un boulot !

Tout ce que j'ai à dire c'est : regardez dans les yeux mon envie de travailler, regardez c'est ce que je veux, c'est ce que je sais faire, j'y suis bonne, compétente, extraordinaire ! C'est moi celle qu'il vous faut même si c'est 20 fois plus inintéressant que le plus initéressant des boulots que j'ai fait ! Embarquez-moi, et hop !

Tout ce qui compte c'est que je me tire d'ici.

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23 octobre 2004

On n'a que ce qu'on mérite

Si quelqu'un a déjà ressenti cela dans l'assistance, qu'il se lève et me dise comment il en est venu à bout. J'ai l'impression que le moindre petit os en moi est brisé. Je n'arrive même pas à respirer. Sur ce coup-là, ma vie me fait trop mal, je ne peux plus.

Ouais, ouais, je sais : pas bien. Mais sérieusement, j'ai quelle autre alternative ? Je ne cesse d'y penser depuis hier. J'avais juré de ne pas remettre les pieds chez mes parents, quoi qu'il m'en coûte. J'avais juré de ne pas laisser tomber Lord T. J'avais juré que je ne laisserai pas la personne la plus importante de ma vie disparaître comme ça. Et pourtant, me voilà à fuir ce que j'aime et retourner auprès de ceux qui m'ont fait mal si longtemps (et qui ne s'en rendent même pas compte). Ok, la décision n'est quà moitié prise et je n'ai rien fiat en ce sens, mais j'en suis à un stade où je ne vois rien d'autre. Un peu obsédée par cette idée, finalement, de retourner chez mes parents et de nous faire un remake de la petite maison dans la prairie. Tout en sachant pertinnement que même si je repartais là-bas, ça ne se passerait pas comme ça.

A ce niveau de ma réflexion, je sens poindre la question du mérite. Gravée en moi, pyroimprimée à même mon cortex, j'imagine, la notion qu'on a ce que l'on mérite (et qui accompagne bien souvent le discours des gens qui tentent de vous rabaisser, il est vrai). Peut-être bien que je ne mérite que cela. Que mes parents me mettent à terre, que je ne sache pas m'en relever suffisamment pour épargner celui que j'aime, et qu'à son tour il me brutalise verbalement (et hier un bon bourre-pif), peut-être que tout cela n'est pas dû au hasard, à la malchance. Ce serait quand même bizarre que les pires maux de cette hémisphère s'abattent sur moi comme ça. Il y a forcément une raison.

Quand le monde n'a plus de sens, il paraît quelque part logique d'imaginer que c'est de ma faute. La voix qui dit en moi que je n'ai rien fait de mal est à peine audible. C'est, après tout, ce que pensent les gens qui se déresponsabilisent de leurs méfaits. Peut-être que dans le fond, je ne suis pas une personne bien, quoi que j'en dise. Peut-être qu'après tout, j'ai mérité ce qui m'arrive depuis près de 23 ans maintenant. C'est trop facile d'attribuer ça à la malchance, vous ne trouvez pas ?

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Tout va bien : ça va mal

Cela fait deux coups de fils avec ma mère. La connaissant, elle n'a pu s'empêcher de se dépêcher d'aller tout raconter à mon père. Le ton de la confidence ? Connaît pas.

Voyons voir, à quoi peut bien ressembler la conversation de quelqu'un qui va raconter à mon père que je vais revenir ? J'imagine en tous cas la prmière phrase, qui se veut rassurante sur l'avenir : "Tout va bien : ça va mal".

Eh oui, tant que ça va mal pour moi, ils peuvent espérer que je revienne. Que je m'excuse. Mais alors que ce soit clair tout de suite : revenir, bon, j'y pense. Mais m'excuser, complètement hors de propos. Non seulement je ne m'excuserai pas d'être qui je suis, mais je ne m'excuserai pas d'avoir faits mes choix. Ce serait pas un peu hypocrite de leur part, de toutes façons ? Depuis ma plus tendre enfance, ils me répètent d'être adulte et d'assumer la conséquence de mes actes. Pas d'bol : voilà que je le fais.

Ok, ça va mal pour moi. On a définitivement atteint le stade de non-retour avec Lord T. Une plaie sur le nez, lequel a saigné une bonne heure et demie, je crois qu'on peut dire que j'ai donné sur ce coup-là (sic). Je n'ai pas quitté mes parents pour vivre ça avec un autre. Joker a raison : Lord T m'inflige pareil que mon père. Nom de Dieu, quand même, depuis juin pour réaliser ça ! Je m'ferais presque pitié. Ok, l'Amour est aveugle. J'en ai mis du temps à ne plus l'aimer. Mais ya rien de tel qu'une bonne torgnole pour vous rappeler au bon sens.

J'aurais tenté. Vous êtes témoins ? J'aurais tenté pas vrai ? J'ai essayé de parler, j'ai essayer de négocier, j'ai essayé de comprendre. J'ai donné, n'est-ce pas ? Est-ce que je me suis bien comportée ? Est-ce que j'aurais pu faire plus ? A vous de me le confirmer, ou pas. Lisez le blog, jugez sur pièces, certes chaque minute de mon quotidien n'est pas répertoriée ici, mais vous avez un aperçu de ma personnalité et de mes tentatives.

Je regrette de partir. Je n'ai pas envie d'abandonner. Ce n'est tout simplement pas moi, d'abondonner sur l'important. Mais il ne changera pas : il veut vivre en nombriliste et ne pas tenter de s'améliorer. Ah vous savez, je pardonne beaucoup, surtout à celui-là, mais ne pas vouloir être une personne meilleure ne m'inspire pas la moindre indulgence.

Et puis quoi ? Parfois il faut laisser les gens dans leur merde. Parfois il faut admettre qu'on est impuissant. Certes, j'ai horreur de ça. Bon. Je voudrais penser que sur les plan des affaires humaines, mon coeur est suffisamment grand pour venir à bout des problèmes. Soit, j'ai eu tort. Ou bien j'ai misé sur le mauvais cheval. Ca arrive. A 22 ans je peux encore avoir l'excuse d'être dans mes jeunes années. Au moins sur le papier disons.

Résumé des faits de ce soir. Je tente de dialoguer pendant près d'une heure, il m'assène un sournois "j'ai pas envie de faire d'efforts parce qeu tu m'es indifférente, c'est faire trop juste pour toi", je lui dis "s'il te plaît ne laisse pas tomber", il me balance encore une horreur et là, vlan ! Je le giffle du bout des doigts mais avec colère. Là je ne sais pas ce qu'il a fait mais ce dont je me souviens ensuite, c'est d'avoir le nez en sang, lui me maintenant les bras en me les tordant, et moi, réflexe de survie appris chez mes parents, le pied sur sa gorge. Roccambolesque, hein ? Si ça, ça me rappelle pas mon père, chais pas ce qu'il me faut. Il y a quelques mois à peine, je le croyais bon, pacifique, attaché à ne pas nuire. Je n'aurais jamais pensé vivre une scène d'une telle violence avec lui. Qu'on en soit arrivé là m'horripile. Il m'avait promis qu'il ne me ferait jamais de mal. Qu'il ne serait jamais comme mon père. Je comprends mieux qu'il déteste faire des promesses : il ne sait pas les tenir. Et comme mon tendre géniteur, ment effrontément quand on tente de les lui rappeler. Si seulement j'étais sûre de ne plus jamais me faire avoir. Mais la preuve, c'est que non.

Alors tant qu'à vivre ces scènes, autant que ce soit avec mon partenaire habituel : mon père. Lui et moi on est quand même 'achement plus rôdés. Avec un peu de chance, il aura lui-même suffisamment vieilli et mûri pour ne pas céder à ses pulsions, et donc ne pas tenter les miennes. Et avec encore plus de chance, limite un miracle, l'éloignement nous sera salvateur, à Lord T et à moi. Il faudra survivre à tout cela, la distance le permettra peut-être.

J'aurais voulu ne pas faire marche arrière. J'aurais voulu ne pas baisser les bras. Mais il est temps de mettre mon orgueil en berne et d'admettre que cette fois, je ne gagnerai pas. Et à mon avis, c'est perdu pour de bon, bien que ça me brise le coeur.

Nan, je mens effrontément. Je ne veux pas partir. Je ne veux pas lui donner une chance d'apprécier la vie sans moi même si je sais pertinemment que c'est ce qui arrivera. Je ne veux pas partir parce qu'il ne me demandera jamais de revenir dans sa vie. Il se dira "tant pis" et passera à autre chose. Il a fait comme cela pour tout le monde. Moi plus que les autres. Il ne cherchera pas à guérir, il cherchera à oublier. Et je sais qu'il en a la capacité. Oui, dans ma tête, la préoccupation vis à vis de lui, c'est comment soigner le mal, pas comment le fuir. C'est une telle douleur cette situation, mais je ne veux pas pour autant l'erradiquer de ma vie. Non, surtout pas. J'ai vécu les années formatrices de ma vie avec lui, nous nous sommes construits côte à côte, non, je refuse de laisser tomber par fénéantise, parce que c'est dur, parce qu'il est quelqu'un de si différent de par son fonctionnement. Je refuse de m'avouer vaincue. Je voudrais avoir une garantie que c'est un pas en arrière pour deux en avant. Je voudrais être sure que si je m'éloigne, il permettra que ce ne soit que temporaire. Mais tout tend à prouver le contraire, n'est-ce pas ? On a commis l'irréparable, on en est venus au mains. Jamais plus je ne retrouverai mon Lord T, n'est-ce pas ? C'est ça la vérité vu de derrière vos yeux, pas vrai ?

Chez mes parents, ce sera tout aussi immonde. Parce que je n'aurai plus de contact qu'avec eux. Nan, je ne veux pas ça. Je ne veux pas, en plus de perdre l'homme que j'aime, l'homme avec qui je songe toujours à faire ma vie (malgré les délires aux odeurs de bière d'un certain Tibou, je ne songe à passer mon existence qu'avec Lord T), je ne veux pas être coupée du monde comme je l'ai été pendant au moins les 16 premières années de ma vie. Vous vous rendez compte ? Je m'apprête à faire de même que ma mère : sacrifier sur l'autel du confort, ma sérénité et ma dignité.

Pitié, que feriez-vous ?

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22 octobre 2004

Le jour et la nuit

J'ai déjà parlé du contraste entre mes journées, réelles (bien souvent trop), et les nuits que je passe à m'imaginer une autre vie, celle-là aussi éloignée que possible de la réalité.

Une fois de plus mes propres rêves me blessent. Il me faut vous dire que je ne contrôle pas ces "jeux", comme je les appelle. Le scénario en est aléatoire, les intervenants, les tours et détours, tout est hors de prise. Grosso-modo, et même le fonctionnement de tout cela est assez difficile à expliquer, je ne décide que de la première image. Le lieu. Tout le reste ne dépend plus de moi. C'est en fait un moment, parce qu'il est entre rêve et réalité, où mon subconscient s'exprime. Et où j'ai la possibilité d'extérioriser des rêves, des pensées et des sentiments que je n'oserais pas m'avouer en temps normal.

Bref, me voilà hier soir embringuée dans une histoire abracadabrantesque, jugez plutôt : Lord T se faisait violer par un bande de salopards et moi je l'aidais à passer ce cap difficile.

Ok, je sais : des fois ça va pas bien chez moi. Sur le coup, je me suis dit "c'est du grand n'importe quoi". Mais en me penchant sur la question, j'ai découvert quelques petites choses. D'abord, Lord T rabaissait un peu son vilain caquet, d'où il ne sort ces derniers temps que des abominations. Eh oui c'est pas joli à dire mais voilà qui, au moins fictivement, lui a appris l'humilité. Et tout cela (ya du génie dans ce subconscient l'air de rien), sans que j'en suis fautive. Eh ouais. Au contraire, finalement, ça me donnait le beau rôle : celui de la demoiselle au coeur noble qui, parce que Lord T avait besoin d'un maximum d'Amour et d'attention, lui pardonnait afin de l'aider à passer ce cap. Et pas du tout en espérant rentrer dans ses bonnes grâces. Non, juste pour avoir bonne conscience.

De fait, ce matin, rude awakening au programme. Parce que Lord T n'est pas au courant qu'il a appris l'humilité ou qu'il a découvert les beautés de mon coeur (toutes relatives en l'occurence). J'en crève depuis ce matin : jamais il ne changera, jamais il ne me donnera l'occasion d'avoir raison d'être aimante et attentionnée, jamais il ne medonnera raison de déployer des trésors de patience et d'amour envers lui. Ce type ne me hait même plus : je lui suis totalement indifférente. Quoi que je ressente, quoi que je fasse, quoi que je dise, c'est pareil.

Je crois que ce "jeu" était un début de prise de conscience (ils me servent souvent à cela), afin de comprendre qu'il est temps de remballer toutes ces choses positives que je tenais tant à entretenir : il est temps d'être une salope, une vraie, de moi aussi mettre de la mauvaise volonté dans l'ambiance à la maison, de faire mon possible pour le haïr et enfin l'évacuer de ma vie comme un déchet biologique. Il est temps que je mette en oeuvre ce que la plus grande partie de ma vie m'a appris : la haine. Pourquoi m'embêter à l'aime contre vents et marées ? Il n'y a que lui qui y gagne dans l'affaire. Et de toutes façons je suis perdante. Alors tant qu'à faire, autant l'emmener en Enfer avec moi.

Et dans l'ensemble, je suis tellement dégoûtée de Lord T et de moi-même (cette petite conne qui cherche à être quelqu'un de bon et se fait manger la laine sur le dos), que j'ai décidé d'ignorer royalement la Terre entière dans les jours à venir, moi y compris ça va de soi. Là, c'est bien fait, le monde n'avait qu'à pas être aussi pourri, j'aurais peut-être fait un effort.

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21 octobre 2004

Il a quelqu'un, forcément

Le doute s'était déjà emparé de moi mais n'est désormais plus permis. Lui qui ne prend pas de douche le soir même si ça vie devait en dépendre, le voilà qui au retour d'un après-midi sans cours mais très occupé, file tout droit à la salle de bains. Cette fois, c'est sûr, il a quelqu'un.

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Voyez comme je vais bien

La douleur est toujours la même. Pourquoi je n'arrive pas à faire mûrir cette peine et la transformer en souvenir malheureux ? Et ainsi enfin avancer.

J'en suis à un stade de ma vie où il faut absolument que je me bouge, que j'avance, et au lieu de cela mes douleurs me pétrifient. Mes parents, Lord T, l'échec de cette année passée... tout me cloue au sol. Je suis tétanisée à l'idée de devoir affronter ces choses plus longtemps encore.

Ce n'est pas que j'aie tout raté, mais rien en va quand même dans ma vie, et si vous m'autorisez, je vais faire un bref bilan pour le prouver.

1) Je n'ai plus d'amis depuis longtemps. A quand remonte mon dernier ami sincère ? Parce que dénicher des copines, des filles avec qui déconner mais à qui on ne peut rien dire de sérieux, c'est facile. J'en ai eu plein. Mais un vrai ami ? Un qui sache tout sur moi et auquel je n'aie pas peur de m'ouvrir ? Le dernier c'était Lord T, probablement. Depuis lui... Pendant lui... Et même un peu avant lui, personne. Ma vraie meilleure amie, la seule sans doute, je l'ai perdue il y a bien longtemps maintenant. Bref calcul mental : il y a 7 ans. C'est comme si elle était morte et avait emmené la signification du mot Amitié avec elle. Plus jamais je n'aurai confiance en quelqu'un à ce point. C'est sûr, il y a les "amis". Ceux à qui je parle, mais à qui en même temps je n'ai pas envie de... de quoi exactement ? Je voudrais qu'ils m'aiment et je les sens distants (et bien souvent ils le sont géographiquement). Alors je n'en dis que la moitié, avec un pincement au coeur, mais quoi : qu'il s'agisse du Tibou ou du Poussin Jaune, c'est pareil, ils ont quelque chose de lointain, de trop froid. Et puis simplement je ne sais plus faire ça.

2) Est-il vraiment besoin de dire que j'ai perdu, sans doute définitivemetn malgré tous mes espoirs et tous mes efforts, l'homme que j'aime, l'homme qui fait partie de ma vie depuis 5 ans, l'homme avec qui je voulais vivre encore une vingtaine de fois ça. Je voulais... je voulais tout sauf ce que je vis. J'ai tout risqué pour lui. Et puis, voilà. Rappelez-moi de ne plus aimer. Je m'oublie quand j'aime. Je suis conne quand j'aime.

3) Mes parents... mes parents sont une catastrophe. Mes parents ne lèveraient pas le petit doigt pour moi même si le monde devait s'effondrer, à moins que je ne m'aplatisse en excuses, ce dont il est hors de question : les parents sont bien à mon sens les dernières personnes auprès desquelles il faudrait s'excuser d'être ce qu'on est. Et puis, quand j'avais déjà quelques problèmes d'argent, ils ont fait semblant de rien, avec un petit air "ça lui apprendra la leçon", ils n'ont pas bougé, attendu que je m'enfonce, mes parents sont dégoûtants et je suis polie. Mes parents sont des enflures.

4) Je n'ai pas de travail. Je désespère d'en trouver un. Plus je suis au chômage... plus je chôme. Cercle vicieux. Et pas de travail, pas d'argent. Et donc pas de vie, rien. Sans argent je ne peux rien faire. Je suis victime, quoi que j'en dise. Je suis obligée de me laisser trimbaler, de me laisser virer, de me laisser faire. Eh oui navrée de vous décevoir, on ne peut pas vivre sans argent.

5) Je n'ai plus d'endroit où vivre d'ici décembre. La vache. La prophétie de mon père va donc s'accomplir ? Je serai une nulle, une ratée ? Une paumée ? Si encore j'étais potable, mais non, je ne pourrai même pas faire le tapin pour gagner ma vie misérable. Ca servira à rien d'avoir ou non un don, la question se règlera d'elle-même.

6) Je suis en dépression. Ok, ça fait un an que je me dis que "je n'y suis pas, enfin si mais j'y étais j'y suis pu", mais clairement, j'ai replongé. Et bas comme je suis, pour me remonter, il faudra une grue. J'en chiale à longueur de temps (voilà pourquoi, monsieur Tibou, je ne peux pas aller papoter) et le reste du temps je pionce. Brillant hein ? Voilà qui fait de moi la plus digne des femmes. Et moi qui aspirait au respect, faudrait voir à le mériter déjà. Je suis une vraie loque. J'ai arrêté de me nourrir voilà 3 jours, ne me demandez pas pourquoi je n'en sais rien, moi qui me baffre d'ordinaire, je n'ai rien avalé que du jus d'orange. Ce qui en soi est déjà pas mal, d'un certain point de vue. Je n'ai plus de valises sous les yeux : à ce stade ce sont des conteners. Je pleure sans arrêt. Je me déteste malgré mes efforts désespérés pour me voir des qualités. Le moindre pas hors de chez moi me coûte plus que si je devais vendre mon âme. Eh oui, chuis en dépression. Mais cette fois, pas question de pouvoir cuver ma détresse tranquillement, parce que cette fois, c'est la rue qui m'attend. Je ne peux pas approfondir, étudier la question : je dois faire comme si j'allais bien parce que j'ai tellement de choses à régler... Et ça me décourage encore plus. Et n'avoir personne sur qui me reposer, vous voyez, c'est trop dur. Ni ami, ni parents. Surtout des parents. Des gens qui n'en seraient pas à négocier mon retour : ils m'accueilleraient, sans condition. Parce qu'à la base je n'aurais pas eu de raison de les fuir.

La vache. Je me prépare encore une nuit blanche on dirait. Allez, j'vais pleurer sur mon "lit", ça me fera changer de décor.

C'est assez pessimiste pour toi, Slide-irma ?

...Et pour clore, la chanson qui tournait pendant la rédaction de ce post : Aerosmith - What it takes

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19 octobre 2004

Liste des choses bien que je ferai dans un avenir improbable

Depuis mes plus tendres années, je prends des engagements avec moi-même pour améliorer le monde, ou m'améliorer à travers mes efforts pour lui, au moins. En voici un bref récapitulatif, pour que quand les choses iront enfin mieux pour moi, vous me rappeliez à quel point je voulais être gentille quand je n'avais pas encore les moyens de m'acheter une bonne conscience :

- faire des dons à des foyers pour accueillir les enfants maltraités

- essayer d’adopter un enfant orphelin ou de servir de foyer-relais

- prendre des cours de psychologie pour faire du bénévolat de temps à autres, ou même travailler avec des enfants en crise familiale

C'est vrai, tant qu'on est en crise on trouve le monde ignoble, mais dans le fond, quand ça s'est arrangé, qu'est-ce qu'on fait ? N'hésitez pas à me ressortir ce post si les choses s'arrangent pour moi. Ce serait quand même un moindre mal.

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Le problème avec le sexe

Mon post précédent m'a un peu fait réfléchir. Je me dois d'éclairer un point : ce n'est pas vraiment que je n'aime pas le sexe. Ca veut dire "ni oui, ni non", en fait.

Je ne dis pas, c'est plaisant. Je ne suis pas non plus frigide. Mais les hommes sont vraiment nuls pour ça, voyez-vous. C'est vrai, leur besoin déborde à un tel point qu'ils n'ont plus de désir. Et donc, n'accordent pas la moindre attention aux vôtres.

Et en l'occurence, mon désir numéro un, c'est de ressentir autant de choses que j'en sens. Clairement, ma zone la plus érogène est le coeur. Et d'ailleurs, cela a ses inconvénients : avec les bons mots au bon moment, mes défenses tombent immédiatement. Mais rares sont les hommes qui pensent à dire quoi que ce soit de gentil en ces circonstances. Les seuls mots qu'on entend sont laids.

Soudain l'homme se sent commentateur sportif, et raconte l'action comme si vous n'y étiez pas. Les mots qu'il choisit sont laids, sordides, crus, ce qui lui semble du plus haut érotique. Il combine dans sa tête un tas de positions compliquées que très vite je n'ai aucune envie d'adopter tant j'ai l'impression de lutter pour une médaille aux JO. Irrémédiablement, au bout de quelques accrobaties, je le regarde et il me semble soudain bien seul. Les mecs ne savent pas s'y prendre, ils vivent leur plaisir en égoïstes. Et Lord T plus qu'aucun autre, je me dois de le confesser.

Bref, en soi, ce n'est pas le sexe le problème, ce sont les mecs.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi pas les femmes ? Eh bien ça me pose un gros problème : j'aime les queues. Désolée mais c'est comme ça. Et tripoter une poitrine, si ça me captivait tant que ça, je pourrais le faire moi-même. Or c'est loin d'être le genre de la maison.

Et vous savez, le pire, c'est que ça ne me manque pas. Ce qui me manque en période de célibat, c'est le soutien, l'affection, les sourires, les bonnes intentions. J'ai passé 2 ans d'affilée en célibat, et jamais ça ne m'a manqué de ne pas avoir de relations de ce type. Pas une seule fois. Je me suis même fait peur. Mais non : ce n'est tout simplement pas ma priorité.

En fait, je crois que le problème, avec le sexe, c'est que j'ai d'autres impératifs sur ma to do list. Mener une vie sentimentale, affective et professionnelle équilibrée, ça, c'est vital. D'un certain côté, le sexe est un luxe, qu'on ne peut se permettre quand on n'est pas heureuse dans les autres aspects de sa vie.

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